A propos de...

eldiz.net
Recommandé par des Influenceurs

blogRéférencé par BlogtraficBlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophonesElsass Expat > Le Journal des alsaciensListiblog

 

 logo lamoooche annuaire rss

MAFannuaire point 1

Suivez le fil

  • Flux RSS des articles

On nous référence

Le blog Tout pour Elles est destiné aux femmes qui travaillent ou à celles  qui veulent (re)trouver un emploi.

"Tout pour elles" a remporté
le Blog d'Or 2006 grâce à vous
. Encore mille mercis ! 

Son but : mettre en avant des expériences personnelles, des bons plans, des exemples à suivre, des pistes plus ou moins connues mais pas forcément bien utilisées... pour réussir à s'en sortir ou pour mieux vivre sa vie professionnelle. On aborde ici des sujets sérieux (salaire, discrimination, harcèlement, chômage...) et aussi des sujets plus légers, mais avec un seul point commun : le travail. Dans l'idéal, ce blog réunirait une communauté de femmes actives ou non, de tous milieux sociaux, de tous âges, et qui s'entraideraient. Les hommes sont également bienvenus...

Pourquoi ce titre ?
Parce que les femmes ont tout pour elles, tout pour réussir, tout pour s'épanouir, mais parfois elles ne le savent pas ou elles en ont peur. Allez les filles, au boulot !!! :-)

C'est qui l'auteur ?
Je m'appelle Corinne, j'ai 41 ans, je suis journaliste à Paris, spécialisée dans l'emploi et la formation, et maman d'un "petit" garçon de 10 ans. Les femmes, leurs activités et "combats" professionnels m'ont toujours beaucoup intéressé. Pour autant, je ne suis ni une féministe extrémiste, ni une militante acharnée, mais juste une femme qui met son expertise professionnelle aux services des autres, aux femmes en particulier. Pour en savoir plus sur mon parcours et mes envies professionnelles, vous pouvez lire l'interview accordée au Blog emploi challenge. N'hésitez pas à commenter mes billets. Et pour m'écrire directement, c'est ici :
toutpourelles@wanadoo.fr  


Visiteurs depuis
la création de ce blog le 30/04/06 : 

 

Il y a  3  personne(s) sur ce blog

Blog libre sans politique

  • Recommandé par des Influenceurs.

    Sélectionnez votre agrégateur RSS. Cliquez sur l'icone de votre agrégateur RSS et recevez l'actualité de Tout pour Elles en temps réel. 

     Add to netvibes Webwag This! Subscribe in NewsGator Online Subscribe in FeedLounge Add to Bitty Browser

    Si votre agrégateur n'apparaît pas : Subscribe to RSS Feed

    Merci à Mickaël de
    Mots&Co.  

    Vous pouvez aussi sélectionner l'un des flux aux formats RDF, ATOM ou RSS 2.0 ci-dessous.

  • Retrouvez

    Juillet 2009
    L M M J V S D
        1 2 3 4 5
    6 7 8 9 10 11 12
    13 14 15 16 17 18 19
    20 21 22 23 24 25 26
    27 28 29 30 31    
    << < > >>

    Mardi 20 février 2007

    Marie Decker se déplace en fauteuil roulant depuis l’âge de ses 20 ans suite à une polyarthrite survenue à l’âge de 10 ans. Un handicap qui ne l’a pas empêché de faire des études, de se marier, d’être l’heureuse maman de quatre filles et… de créer avec Myriam Lefort-Brunet, la société Technical Design et la marque Noévi.

    Il n’en fallait pas plus pour que je m’intéresse d’un peu plus près à cette dynamique lorraine de 38 ans, "expatriée" dans le Vaucluse, près de Marseille (merci Cath pour le contact).

    Comment vous est venue l'idée de créer votre propre entreprise ?

    Je suis créative/trice de nature. L'idée de l'entreprise est née d'une idée de produit : des housses amovibles et accessoires pour fauteuils roulants. Quand j'ai eu cette idée, j'ai tout de suite eu envie d'en faire un projet en me disant que si j'avais besoin de ces produits, il était probable que d'autres personnes en avaient besoin aussi. Puis quelques jours plus tard, j'ai rencontré Myriam Lefort-Brunet qui est ingénieure textile/habillement. Nous avons immédiatement décidé de créer notre boîte pour développer ces produits.

    Avez-vous rencontré des difficultés de part votre statut de personne handicapée ?

    Les difficultés liées au handicap ont été d'ordre logistique : j'avais le permis mais pas de voiture, je me déplace en fauteuil électrique et Myriam ne pouvait pas le porter. Ce manque de mobilité a beaucoup ralenti le projet. Au delà de cet aspect, nos premiers interlocuteurs (ANPE) nous ont de suite dirigées vers un accompagnement spécialisé pour les créateurs handicapés. Ce n'était absolument pas adapté pour notre projet, réducteur voire dangereux : il me voyait plus derrière une machine à coudre à réaliser quelques produits dans l'année alors que notre projet relève de l'innovation !

    Pensez-vous que ce statut a joué en votre faveur ?

    Mon statut de personne handicapée crédibilise les produits donc le projet, le milieu du handicap peut parfois être sectaire et ça peut-être très mal vu de "se faire de l'argent sur le dos des personnes handicapées".

    De quels soutiens avez-vous bénéficié ?

    Nous avons reçu le soutien de l'Agefiph pour ma mobilité. Mais surtout de l'Anvar et du Ministère de la recherche pour le développement des produits puisque nous sommes lauréates 2005 du concours CETI (concours national d'aide à la création entreprises à technologies innovantes).

    Se lancer dans une création d'entreprise, cela peut-il être une solution lorsqu'on ne trouve pas un emploi ?

    Bien sûr ! Myriam avait mis sa carrière en stand by pour élever ses enfants et moi je n'avais jamais été salariée (mon expérience pro je l'ai acquise dans le milieu associatif). Créer l'entreprise était pour nous deux le plus court chemin vers l'emploi.

    Quels conseils aimeriez-vous donner à des candidats handicapés prêts pour l'aventure ?

    Foncez ! C'est une expérience passionnante et très enrichissante. Mon horizon a pris une envergure que je ne soupçonnais pas. Mais faites attention de ne pas laisser "les autres" vous enfermer dans des chemins tout tracés. Vous seuls savez ce dont vous êtes capables ! Attention aussi au côté épuisant de l'aventure : il faut savoir mesurer ce que ça implique en stress et manque de sommeil. Enfin, un dernier conseil, ne partez pas seuls si possible. Souvent avec Myriam, nous avons une pensée pour ceux qui portent leur projet tout seul : c'est vraiment difficile de ne pas partager les soucis bien sûr, mais aussi les joies et les réussites. En même temps, porter un projet à plusieurs, c'est aussi difficile quelquefois : il faut apprendre à gérer les intérêts des uns et des autres.

    Pour en savoir plus sur le parcours de Marie, cliquez ici. Infatiguable, elle anime aussi le blog des femmes qui handizent long que je vais d’ailleurs m’empresser de glisser dans ma rubrique Coups de cœur.

    Encore merci Marie pour cette interview.

    A consulter un dossier qui conseille les futurs créateurs d'entreprise handicapés. Il se trouve sur le site de l'Agefiph. On y apprend notamment qu'après 5 années d'existence, les entreprises créées par des demandeurs d'emploi handicapés ont un taux de pérennité supérieur à celui des créateurs valides.

    Par Corinne - Publié dans : Elles créent
    Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
    Mardi 16 janvier 2007

    Je suis toujours épatée par ces femmes qui bricolent des petites merveilles à partir de trois fois rien : quelques pelotes de laine et hop une belle écharpe, un bout de tissu et voilà un petit sac en bandoulière, quelques boutons et ça débouche sur un sautoir, du papier doré et voilà une composition florale (coucou, maman).

    Ces reines de la déco ou de la couture, on en trouve plein sur la blogosphère. Elles mettent leurs œuvres en ligne, racontent comment et avec quoi elles les ont fabriquées, partagent leur passion tout simplement. Parfois, elles vendent aussi leur jolie trouvaille, histoire de rentabiliser un peu les fournitures, sans forcément se préoccuper de savoir si elles en ont le droit ou pas. Qui viendrait donc les trouver dans ce vaste monde virtuel, n’est-ce pas ?

    Je ne veux pas jouer les rabats joies, mais faites gaffe les filles. Que vous le vouliez ou non, cela s’appelle du travail au noir. Et le jour où Monsieur Fisc viendra renifler vos comptes, cela va faire mal. Très mal. Oui, mais quel statut adopter pour être dans les règles, me demanderez-vous ? C’est là que cela se complique. J'ai interrogé un consultant de l’APCE (l’agence pour la création d’entreprises). Il a lui-même reconnu le flou juridique qui plane autour de vos petits blogs/boutiques, tout en vous conseillant fortement d’en parler à un conseiller de votre centre d’impôts

    " L'e-boutiqueuse" Kahlan

    Ceci dit (ou plutôt écrit), j’ai voulu en savoir plus en m’adressant directement à l’une de ces artistes de talent. Et mon choix s’est porté sur Kahlan.
    Installée dans le sud de la France, cette maman de trois enfants (8, 10 et 12 ans), ancienne danseuse, puis formatrice et enfin assistante de direction, a finalement trouvé sa voie en créant et vendant des bijoux (bracelets, bagues, broches, colliers…) sur la blogosphère. Elle a lancé sa boutique en ligne en septembre 2006. Voici son aventure de créatrice.

    Quand t’est-il venue l’idée de créer ta boutique en ligne ?
    Lorsque j’ai créé mon premier blog, il y a un peu plus d’un an, les réalisations que je présentais étaient bien accueillies et les commentaires très encourageants. J’ai eu quelques demandes d’achats, mes réalisations commençaient à s’entasser dans mon petit atelier et petit à petit, l’idée a germé dans mon esprit : et si je me lançais dans l’aventure d’une e-boutique ? Je pensais ainsi conjuguer mon besoin de m’épanouir au travers de la création et qui sait, peut-être d’arrondir les fins de mois. Je savais pertinemment que je serais loin d’avoir les revenus d’un salarié dans une entreprise (en tout cas pas dans l’immédiat), mais je souhaitais gagner au moins de quoi couvrir mes frais de fournitures, les quelques charges éventuelles et me permettre ainsi de pouvoir continuer mes créations.

    Quel statut social et fiscal as-tu choisi ?
    C’est un réel parcours du combattant de savoir quel statut choisir à partir du moment où l’on n’entre pas dans la case « artisan » ou « commerçant ». Les informations glanées à gauche et à droite sont contradictoires, d’un centre des impôts à un autre, on n’a pas les mêmes renseignements, il y a beaucoup de flou, peu de personnes sont au courant des lois, des derniers décrets, c’est une jungle pas possible ! J’ai erré sur Internet pendant plusieurs semaines allant de sites en forums, essayant de trouver des infos, des adresses, des témoignages, cherchant à savoir quelles étaient les démarches à faire, etc. Il y a un vide juridique manifeste et l’on navigue à vue. On lit tout et son contraire, les témoignages se contredisent. Il faut vraiment faire le tri.
    Finalement, j’ai choisi le statut d’artiste libre, beaucoup moins contraignant financièrement que le statut d’artisan, et qui me permet malgré tout d’avoir un code APE (je peux ainsi bénéficier de tarifs "pro" pour l'achat de fournitures dans des magasins spécialisés et pour m'inscrire le cas échéant à un salon ou une exposition), un numéro de SIREN et de SIRET.
    Mon statut fiscal est celui de la micro-entreprise, non assujettie à la TVA (BNC - Bénéfices Non Commerciaux).

    Comment fais-tu pour faire connaître les produits de ta boutique ? Qui les achète ?
    J’utilise mon blog « généraliste » pour présenter quelques une de mes créations, souvent pour expliquer ma démarche créative, je suis également référencée sur différents moteurs de recherche. Le site de Benita Loca a consacré un article sur mes créations, au mois de novembre 2006. J’envoie également des photos de mes réalisations à certaines boutiques de créateurs en ligne et quelques uns de mes badges sont en vente dans la petite boutique « Les Fleurs » à Paris.
    Mes principales clientes sont les bloggeuses qui viennent régulièrement me rendre visite.
    Cette année, je pense me lancer (si possible) dans un ou deux salons d’arts créatifs en parallèle de mon blog et je voudrais essayer de lancer un petit projet d’association avec quelques créatrices de ma région afin de partager les expériences, et faire des salons en communs si affinités par exemple.

    Ta « petite entreprise » est-elle rentable ?
    Il a fallu que j’investisse dans pas mal de fournitures et mes recettes ne couvrent pas mes dépenses. Je n’ai pas encore fait le bilan financier des 4 mois de vie de ma boutique (d’ailleurs je vais m’y mettre) ! Je ne sais pas encore combien de charges je devrai payer. Les infos que j’ai sont elles aussi très contradictoires et je m’attends à quelques surprises au niveau des cotisations. J’ai demandé un dossier à l’URSSAF.
    Mon objectif pour 2007 est d’arriver à équilibrer les recettes et les dépenses (au minimum) et faire un tout petit peu de bénéfice (au maximum).

    Quel bilan tires-tu aujourd’hui de cette expérience ?
    Pour l’instant, j’en tire un bilan positif au niveau personnel et créatif. Je progresse dans mon travail, j’évolue et mes réalisations deviennent de plus en plus personnelles. Je commence à trouver mon style. Je suis une touche-à-tout et je déteste refaire les mêmes choses. En ce sens, le statut d’artiste me convient parfaitement car je n’ai le droit que de faire des pièces uniques ou de toutes petites séries (maximum 8 articles identiques).
    Financièrement, c’est plus difficile et il me faudra augmenter mes ventes en 2007 pour rendre ma petite entreprise viable.

    Et si c’était à refaire ?
    Je le referai sans hésiter J !

    Quelques conseils pour les apprenti(e)s e-boutiqueuses ?
    Etre trèèèès motivée, avoir un caractère bien affirmé (mais sympa hein !!! J). Je dirais aussi de par ma petite expérience, qu’il faut être très disponible et ouverte aux autres. Je passe beaucoup de temps à répondre aux mails de gens qui me demandent des infos sur mes réalisations, mais aussi sur mon parcours, et des conseils pour débuter. Je commence à être un peu débordée, sans oublier que j’ai aussi une maison à tenir, trois enfants à m’occuper, 2 chiens, 8 chats (rires), un très grand jardin, que je m’implique dans des activités bénévoles (cours d’informatique) et que je suis également des cours de piano…

    Merci Kahlan pour ce sympathique échange. Au fait, tu as oublié de signaler que tu étais aussi une photographe de talent J
    Toutes les illustrations de ce billet sont des créations de Kahlan.

    Par Corinne - Publié dans : Elles créent
    Ecrire un commentaire - Voir les 36 commentaires - Recommander
    Vendredi 10 novembre 2006

    Je savais que c’était un monde d’hommes, plutôt aisés, pas loin ou carrément à la retraite. Un cercle d’initiés, plutôt fermé, aux dents longues et au portefeuille garni. Mais j’ai découvert que les femmes commençaient aussi à y percer, des femmes entre 30 et 58 ans, plutôt actives professionnellement, prêtes à jouer leurs économies sur un coup de cœur, là où leurs homologues masculins pratiquent le coup de pocker.

    Mais quiiii ? Mais quoiâââ ? Mais les femmes business angels ! Ces femmes qui investissent financièrement dans le projet d’une entreprise parce qu’elles estiment qu’il va marcher. Et qui bien sûr espèrent en retirer une plus value quelques années plus tard. A moins de tout perdre. C’est le risque.

    Pour l’instant, ces FBA ne sont pas bien nombreuses : 3 % sur toute la France, une soixantaine dans le réseau parisien Femmes Business Angels, créé en 2003 par une consultante internationale indépendante, Béatrice Jauffrineau, chargée de les « recruter ». Et ses arguments tiennent la route : « Vous avez une bonne expérience professionnelle, vous plafonnez dans votre entreprise, vous vous y ennuyez peut-être. En devenant une business angels, vous voilà valorisées, on vous écoute, vous conseillez des entrepreneurs. Vous pouvez aussi intégrer rapidement un conseil d’administration et vous retrouvez à un poste de décision. Ce sont des années de gagnées par rapport à votre évolution de carrière classique... »

    De l’autre côté, les porteurs de projet ont tout à gagner à ce que ces femmes s’intéressent à eux. Parce que là où les business angels hommes préfèrent se laisser séduire par des gadgets électroniques, leurs homologues femmes s’intéressent plutôt aux produits et services du "quotidien" qu’elles seraient elles-mêmes susceptibles d’acheter. Le réseau FBA a ainsi investi dans des entreprises créatrices de produits pour la déco faciles d’utilisation, de logiciels éducatifs pour les jeunes, de cosmétiques éthiques, dans un centre de loisirs et même dans une crèche pour chiens !

    Et les résultats sont là. En deux ans et demi, ce réseau a reçu et analysé plus de 400 dossiers déposés par de futurs créateurs et créatrices d’entreprise. Il en a sélectionné 95 et en a co-financé 14, dont six portés par des femmes. A l’heure actuelle, toutes les entreprises dans lesquelles les adhérentes du réseau ont investi (ticket minimum 20 000 euros !) se développent bien. 150 emplois ont été créés ou maintenus. 700 autres devraient voir le jour d'ici trois ans. Pas mal, non ?

    Si éventuellement, vous avez envie d’en savoir plus, et pourquoi pas tester votre "vocation", Béatrice Jauffrineau organise une soirée "portes ouvertes" le 30 novembre à Paris. Tous les renseignements sont sur le site du réseau FBA.

    Par Corinne - Publié dans : Elles créent
    Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
    Samedi 29 juillet 2006

    Imaginez. Vous entrez dans le bureau de votre banquier et puis, très tranquillement, mais avec tout de même une pointe d'excitation dans la voix, vous lui annoncez que vous voulez créer une "petite" entreprise et que vous avez besoin d'un "petit" prêt. Imaginez la tête de votre banquier...

    Cette petite entrée en matière pour vous dire que rien ne le prouve, aucune étude n'a été faite sur le sujet, juste quelques retours d'expérience, mais les femmes qui ont le désir de lancer leur propre activité et qui sollicitent leur banquier, ne sont pas toujours prises au sérieux. Pire : certain banquier cherche même à les dissuader, en particulier lorsqu'elles sont jeunes et/ou au chômage. Alors que c'est souvent dans cette situation-là qu'elles ont la rage d'avancer.

    Alors que faire si vous avez l'idée du siècle et pas les moyens financiers pour la mettre en pratique ? Pensez au Fonds de Garantie à l'Initiative des Femmes. C'est un fonds d'Etat créé en 1989 par le Secrétariat d'Etat chargé des droits de la femme et géré par l'association France Active. Il s'adresse aussi bien aux femmes salariées qu'à celles sans emploi, et il sert de garantie bancaire à hauteur de 70 % de l'emprunt et dans la limite de 27 000 euros. Votre banquier hésite, tergiverse ? Avec le FGIF, il sera rassuré et vous obtiendrez plus facilement votre prêt. Ce dernier doit durer entre 2 et 7 ans, et ne pas être inférieur à 5 000 euros. Si vous voulez un crédit plus petit, frappez plutôt à la porte de l'Adie dont j'ai déjà parlé ici.

    Bien entendu, on ne va pas vous accorder le FGIF aussi facilement. Il faut que votre projet de création soit sérieux pour que votre dossier de demande de garantie soit accepté. Généralement, c'est le cas à 80 %. Pas de panique. Les conseillers de France Active vous aide à le monter, gratuitement.

    Intéressée ? Alors direction le site de l'association France Active. Vous y trouverez toutes les infos et même des témoignages de femmes bénéficiaires du FGIF, comme Elise, 26 ans, créatrice de l'institut de beauté Noisette et Cocooning, à Ploemeur en Bretagne, et Fabienne, 44 ans, à la tête de la boulangerie-pâtisserie-restauration rapide Le comptoir Gourmand, à la Roche-sur -Yon.

    Le dessin est tiré du site illustrations.fr
    Par Corinne - Publié dans : Elles créent
    Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
    Samedi 27 mai 2006

    C'est un petit bout de femme, Marie Nowak qui a eu l'idée de créer en 1989 l'Association pour le droit à l'initiative économique. Et quelle idée !!! Permettre à des chômeurs, des Rmistes, des salariés précaires - souvent des femmes ! -, de créer leur petite entreprise ou leur propre emploi. Comment ? En leur prêtant l'argent que les banques leur refusent. Et ça marche ! Depuis sa création, "près de 30 000 entreprises ont été créées générant 40 000 emplois grâce à plus de 37 000 crédits octroyés" (source : le site de l'Adie).

    Un tiers
    des créateurs soutenus par l'Adie sont des femmes. 40 % ont entre 40 et 55 ans. Elles lancent principalement leur activité dans les domaines du commerce et des services. Comme Louisette, 56 ans, Rmiste, qui a monté une boutique de vins en Bourgogne. Ou la jeune Anna, ex-secrétaire commerciale, licenciée économique, qui s'est installée en Charentes-Limousin pour créer une ferme bio. Ou encore Pascale, quinquagénaire fichée à la Banque de France, qui a ouvert un institut de beauté à Paris, Zuhra Djelleb, 51 ans, qui a créé une auto-école dans le quartier sensible de Vaux en Velin près de Lyon, et Chantal, aujourd'hui à la tête d'une épicerie multi-services en Mayenne.

    A noter que 64 % des entreprises créées grâce à l'Adie existent toujours au bout de deux ans. 93,5 % parviennent à rembourser leur prêt. Ce qui devrait rabaisser le caquet aux banquiers "classiques" !

    Intéressée ? N'hésitez pas à frapper aux portes de l'Adie (22 délégations, 110 antennes, partout en France) ou à l'appeler au : 0 800 800 566 (numéro vert gratuit depuis un poste fixe). Plus d'infos sur le site de l'Adie. Au fait, vous avez remarqué : l'Adie, c'est l'anagramme de "aide"... :-)

    Photo : Ulf Andersen/Gamma

    Par Corinne - Publié dans : Elles créent
    Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

    Recherchez

    Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus