En écho au remarquable billet de Cath sur les femmes invisibles, j'ai eu envie de faire sortir de l'ombre Marie qui m'a envoyée un mail il y a quelques semaines. Sa lettre m’a touchée pour trois raisons : parce qu'elle aborde un sujet (les femmes "seniors") qui me tient à coeur, parce qu’elle est pleine de courage et de ressort (Marie s’est lancée dans le télésecrétariat) et parce qu’elle aborde une catégorie de femmes que nous croisons tous, sans vraiment y prêter attention… Voici donc la lettre de Marie.
Bonsoir,
Licenciée de mon poste d’assistante de direction à temps partiel en mars 2006, « mon grand âge » (56 ans) ne m’a pas permis de retrouver du travail dans mon métier. Au total, mon expérience dans la gestion des PME-PMI est de 36 ans. Je connais bien mon métier. Je me suis donc lancée et viens de créer, en décembre dernier, « ma petite entreprise » de secrétariat à distance (télésecrétariat). J’en suis fière ! Je me permets de vous envoyer la présentation et les tarifs. Au cas où des personnes de votre entourage seraient intéressées par un tel service.…
Mais, comme il faut bien vivre en attendant la clientèle, (je suis en fin de droits d’indemnisation ASSEDIC depuis janvier 2007), je redeviens animatrice commerciale dans les grandes surfaces le week-end,un job déjà pratiqué en 2002 après un autre licenciement. Je fais aussi la coupe charcuterie. Après le champagne et le foie gras des fêtes de fin d’année, je suis maintenant dans les pâtés et les jambons !
L’animation commerciale est, avec le ménage, la seule branche où il n’y a pas de discrimination par l’âge. Soyez sympa avec les animatrices lorsque vous les rencontrez dans les magasins. C’est un métier très difficile, le milieu est « très spécial » et les chefs de rayons, bien souvent, n’ont aucune considération pour elles, alors qu’elles apportent du chiffre d’affaires.
Ce soir, je me dis que, nous les femmes, sommes courageuses et méritantes. Comme toujours !
Bien à vous toutes.
Très courtoisement.
Marie (Rennes, Ile et Vilaine)
Pour rebondir sur cette lettre, je vous signale qu’aura lieu en mars prochain la remise des Trophées des femmes de l’année de la grande distribution. Bien sûr, aucun prix ne récompensera les « petites mains » des grandes surfaces. Chacun son rayon. Faudrait tout de même pas mélanger les torchons avec les serviettes...
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J’étais assise dans ma voiture, coincée dans les embouteillages comme tous les matins, la radio en sourdine, lorsque j’ai brusquement pris conscience que c’était le seul moment de la journée où je me retrouvais seule. Je veux dire "physiquement" seule. Comme coupée du monde. Dans un espace-temps contraint et unique. D’autant plus précieux qu’il ne remplace pas le temps donné aux autres, que je ne le vole à personne. Une bulle bien opportune, idéale pour... tiens... échafauder de nouvelles envies, de nouveaux désirs, se projeter un peu dans le futur. Et devinez ce que je fais dans ma bulle ?
A 25 ans, je travaillais comme hôtesse d’accueil dans un séminaire de formation à Cannes. Nous étions tous en train de prendre le petit-déjeuner près de la mer et il faisait très chaud. Je décidais de retirer la veste de mon tailleur et de rester vêtue d’une chemisette à dentelles et à manches courtes, boutonnée dans le dos (le détail a son importance).
Voici un petit florilège d'expériences découvert sur le site de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (Avtf).
bénéficié de séances de coaching pour renforcer leur leadership. 
Ici, je vous propose d'évoquer des virages professionnels à 160 degrés, des réorientations réussies ou ratées. J'en connais quelques uns, mais je compte aussi sur vous pour partager les vôtres ou ceux de vos ami(es) en utilisant le lien "Commentaire" ci-dessous.
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