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Le blog Tout pour Elles est destiné aux femmes qui travaillent ou à celles  qui veulent (re)trouver un emploi.

"Tout pour elles" a remporté
le Blog d'Or 2006 grâce à vous
. Encore mille mercis ! 

Son but : mettre en avant des expériences personnelles, des bons plans, des exemples à suivre, des pistes plus ou moins connues mais pas forcément bien utilisées... pour réussir à s'en sortir ou pour mieux vivre sa vie professionnelle. On aborde ici des sujets sérieux (salaire, discrimination, harcèlement, chômage...) et aussi des sujets plus légers, mais avec un seul point commun : le travail. Dans l'idéal, ce blog réunirait une communauté de femmes actives ou non, de tous milieux sociaux, de tous âges, et qui s'entraideraient. Les hommes sont également bienvenus...

Pourquoi ce titre ?
Parce que les femmes ont tout pour elles, tout pour réussir, tout pour s'épanouir, mais parfois elles ne le savent pas ou elles en ont peur. Allez les filles, au boulot !!! :-)

C'est qui l'auteur ?
Je m'appelle Corinne, j'ai 41 ans, je suis journaliste à Paris, spécialisée dans l'emploi et la formation, et maman d'un "petit" garçon de 10 ans. Les femmes, leurs activités et "combats" professionnels m'ont toujours beaucoup intéressé. Pour autant, je ne suis ni une féministe extrémiste, ni une militante acharnée, mais juste une femme qui met son expertise professionnelle aux services des autres, aux femmes en particulier. Pour en savoir plus sur mon parcours et mes envies professionnelles, vous pouvez lire l'interview accordée au Blog emploi challenge. N'hésitez pas à commenter mes billets. Et pour m'écrire directement, c'est ici :
toutpourelles@wanadoo.fr  


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    Vendredi 2 février 2007

    En écho au remarquable billet de Cath sur les femmes invisibles, j'ai eu envie de faire sortir de l'ombre Marie qui m'a envoyée un mail il y a quelques semaines. Sa lettre m’a touchée pour trois raisons : parce qu'elle aborde un sujet (les femmes "seniors") qui me tient à coeur, parce qu’elle est pleine de courage et de ressort (Marie s’est lancée dans le télésecrétariat) et parce qu’elle aborde une catégorie de femmes que nous croisons tous, sans vraiment y prêter attention… Voici donc la lettre de Marie.

    Bonsoir,

    Licenciée de mon poste d’assistante de direction à temps partiel en mars 2006, « mon grand âge » (56 ans) ne m’a pas permis de retrouver du travail dans mon métier. Au total, mon expérience dans la gestion des PME-PMI est de 36 ans. Je connais bien mon métier. Je me suis donc lancée et viens de créer, en décembre dernier, « ma petite entreprise » de secrétariat à distance (télésecrétariat). J’en suis fière ! Je me permets de vous envoyer la présentation et les tarifs. Au cas où des personnes de votre entourage seraient intéressées par un tel service.…

    Mais, comme il faut bien vivre en attendant la clientèle, (je suis en fin de droits d’indemnisation ASSEDIC depuis janvier 2007), je redeviens animatrice commerciale dans les grandes surfaces le week-end,un job déjà pratiqué en 2002 après un autre licenciement. Je fais aussi la coupe charcuterie. Après le champagne et le foie gras des fêtes de fin d’année, je suis maintenant dans les pâtés et les jambons !

    L’animation commerciale est, avec le ménage, la seule branche où il n’y a pas de discrimination par l’âge. Soyez sympa avec les animatrices lorsque vous les rencontrez dans les magasins. C’est un métier très difficile, le milieu est « très spécial » et les chefs de rayons, bien souvent, n’ont aucune considération pour elles, alors qu’elles apportent du chiffre d’affaires. 
    Ce soir, je me dis que, nous les femmes, sommes courageuses et méritantes. Comme toujours !

    Bien à vous toutes.
    Très courtoisement.
    Marie (Rennes, Ile et Vilaine)


    Pour rebondir sur cette lettre, je vous signale qu’aura lieu en mars prochain la remise des Trophées des femmes de l’année de la grande distribution. Bien sûr, aucun prix ne récompensera les « petites mains » des grandes surfaces. Chacun son rayon. Faudrait tout de même pas mélanger les torchons avec les serviettes...

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Jeudi 23 novembre 2006

    J’étais assise dans ma voiture, coincée dans les embouteillages comme tous les matins, la radio en sourdine, lorsque j’ai brusquement pris conscience que c’était le seul moment de la journée où je me retrouvais seule. Je veux dire "physiquement" seule. Comme coupée du monde. Dans un espace-temps contraint et unique. D’autant plus précieux qu’il ne remplace pas le temps donné aux autres, que je ne le vole à personne. Une bulle bien opportune, idéale pour... tiens... échafauder de nouvelles envies, de nouveaux désirs, se projeter un peu dans le futurEt devinez ce que je fais dans ma bulle ?

    Et bien je pense :

    - à mon petit homme à qui j’aurais dû glisser un BN de plus dans son sac d’école parce qu’il n’a pas mangé grand-chose au petit déjeuner,
    - à mon grand homme qui ne me relance plus pour les vacances et tiens, c’est plutôt curieux ça,
    - à ma sœur qu’il faudrait que j’appelle et pourquoi je repousse toujours ?,
    - à ces deux conférences de presse très intéressantes et "où se déroulent-elles déjà ?",
    - à ce tas de linge que je n’ai toujours pas repasser et faudra bien que j’y passe,
    - à cette facture qui doit traîner près du téléphone ou alors est-ce sous la pile du courrier ?,
    - à ce que je vais bien pouvoir faire pour le dîner ce soir et ne pas oublier de passer prendre le pain...
    Bref, j’ai l’impression de penser à tout, sauf à moi.

    Est-ce le propre des femmes (des hommes ?) de cogiter ainsi sans cesse en évitant l’essenti-elle ? Comment se connecte-ton vraiment à soi sans être parasité par mille et uns détails professionnels ou familiaux ? Si quelqu’un à la réponse...

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Mercredi 11 octobre 2006

    A 25 ans, je travaillais comme hôtesse d’accueil dans un séminaire de formation à Cannes. Nous étions tous en train de prendre le petit-déjeuner près de la mer et il faisait très chaud. Je décidais de retirer la veste de mon tailleur et de rester vêtue d’une chemisette à dentelles et à manches courtes, boutonnée dans le dos (le détail a son importance).

    Je butinais ainsi de table en table, prévenante, avenante, 100 % dans mon rôle, lorsque j’entends tout à coup un homme m’interpeller. "Mademoiselle… Mademoiselle… Votre chemisier est ouvert derrière… Vous permettez que je vous... boutonne ?". Loin d’être discret, ce quadragénaire avait lancé sa proposition bien fort, prenant à témoin ses voisins. Aussitôt dit, il se lève et s’approche de moi. "Alors ? Vous permettez ?" insiste-t-il goguenard en tendant ses bras et en jetant un regard complice à ses collègues. J’ai piqué un fard, je l’ai remercié en souriant et je me suis laissée "boutonner" devant un public ravi de ce show improvisé.

    Longtemps, je me suis maudis de n’avoir pas réagi, de n’avoir pas lancé LA répartie, celle qui aurait cloué ce goujat sur place. Et puis, je m’en suis prise à mon chemisier. Après tout, c'était sa faute. Quelle idée de l’avoir mis ce jour-là ! J’aurais mieux fait de garder ma veste. Tant pis pour la chaleur. Mais peut-être qu’après tout, étais-je trop mijorée, voire coincée. J'aurais dû prendre le parti d’en rire, d'en plaisanter. Ah, ah, ah, trop marrant ce type ! Et quel humour !... Mais non. Finalement, je n’ai jamais trouvé ce "mec lourd" très drôle.

    Si je vous raconte cette anecdote aujourd'hui, c'est que je sais que nous sommes nombreuses à être confrontées à ce genre de situation.

    Que ce soit dans la rue, dans les transports en commun ou dans le monde professionnel, nous sommes souvent la cible de jugements et de remarques déplacés et gênants lancés par une catégorie d’hommes se croyant sympathiques et drôles, et qui en fait ne cherchent qu’à gêner et humilier pour asseoir leur domination sociale et sexuelle. Et bien, je viens de découvrir tout récemment que ce comportement porte un nom précis. C'est "le paternalisme lubrique".*

    Attention, je ne parle pas là du gentil dragueur, du type sympa qui cherche une ouverture, du collègue qui fait une remarque charmante sur notre robe (et pas sur notre décolleté !). Ni du harceleur sexuel ou moral dont j’ai déjà parlé ici. Mais de cet homme que vous ne reverrez peut-être ou sans doute jamais, qui vous coince et vous déstabilise par des propos choquants ou des gestes anormalement familiers, qui vous prend pour sa chose, vous met en position d’infériorité, face auquel vous avez forcément envie de dire "NON".

    Côté travail, les principales victimes de ces "mecs lourds" sont les hôtesses d’accueil, les serveuses, les vendeuses, les infirmières, les journalistes, les comédiennes, les standardistes, les caissières, les ouvreuses… Celles qui non pas le choix, juste celui d'encaisser pour ne pas perdre leur boulot.

    Alors que faire si vous vous retrouvez face à un de ces "paternalistes lubriques" ? (décidément, j'adore cette expression !). Garder le silence, lancer un regard qui tue ou les ignorer, propose Natacha Henry. Il parait que cela les déstabilise. De toute façon, nous ne sommes pas vraiment faites pour leur en coller une, n'est-ce pas ? 

    * Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique. Natacha Henry. Ed. Robert Laffont

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Jeudi 28 septembre 2006

    Comment ?! Vous ignoriez qu’il existe des entreprises qui se mettent en quatre pour vous, Mesdemoiselles et Mesdames ?!

    Bon, elles ne sont pas nombreuses, c’est vrai. 19 pour le moment. On les reconnaît parce que comme pour les poulets, on leur a attribué un label. Non pas le Label Rouge, mais le Label Egalité lancé en 2004 par le ministère de la Parité et de l’Egalité professionnelle. Une distinction qui récompense les entreprises engagées dans des actions d’égalité et de mixité professionnelles.

    Pour résumer, ces entreprises promettent de recruter plus de femmes là où elles se font rares, de leur garantir un salaire d’embauche équivalent à celui d’un homme, de leur faciliter l’accès aux postes d’encadrement, de ne pas les défavoriser en terme de carrière et de salaire lorsqu’elles choisissent le temps partiel, de proposer un plan de formation à celles qui reviennent d’un congé de maternité et/ou parental, d’adapter les conditions de travail aux femmes enceintes, etc.

    Ce Label a au moins le mérite de pointer les inégalités qui visent directement les femmes et de chercher à les résoudre. Plutôt encourageant, non ?

    Néanmoins, il y a tout de même quelque chose qui me chiffonne (dénoncée d’ailleurs par deux consultantes *). Pourquoi ce genre de bonne volonté égalitaire ne concerne que les futures mamans, celles qui ont de petits enfants et les working girls aux dents longues ? Qu’en est-il des femmes sans enfants, des femmes qui ont des enfants déjà grands, des femmes peu ambitieuses, des femmes qui n’ont pas envie de mettre un bleu de travail et des bottes en caoutchouc ? Et tiens… qu’en est-il des jeunes papas qui aimeraient s’arrêter pour pouponner ?

    Voilà encore typiquement le genre d’initiative très réductrice qui ne voit en nous que des mères et qui veut nous "aider" à réussir comme les hommes ! STOOOP !

    Pour ceux que ça intéresse : vous trouverez la liste et les coordonnées des entreprises labellisées sur le site de l’organisme de certification, l’Afaq Afnor (rubrique Nos services, puis Label Egalité Professionnelle et enfin Liste des labellisés). Parmi elles, PSA Peugeot Citroën, la première à avoir décroché le Label, Airbus France, Axa France, Cetelem, Deloitte, EADS France, Eurocopter, Matra Electronique, Orange France, les Services Funéraires de la Ville de Paris (et oui !)…

     * Juliette Ghiulamila et Pascale Levet : De l’égalité à la diversité : les hommes, les femmes et les entreprises
    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Lundi 26 juin 2006

    Non, ce n'est pas le titre d'un film porno (bien que ?). Cette accroche provocatrice fait partie des nombreuses expressions sexuelles et sexistes lancées aux femmes sur leur lieu de travail ou même à celles qui cherchent à se faire recruter.

    Voici un petit florilège d'expériences découvert sur le site de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (Avtf).

    - Une ingénieure informatique se présente à un entretien d'embauche. Elle s'entend dire par le recruteur agitant une pile de curriculum vitae :
    - "Bien entendu, vous n'êtes pas la seule candidate... Etes-vous disponible ? ... Il va vous falloir un petit plus..."

    - Une secrétaire arrive à la fin de sa période d'essai. Son patron s'approche de son poste de travail et lui met les mains sur les épaules :
    - "L'essai n'est pas particulièrement concluant, mais on peut s'arranger. D'ailleurs, dans votre situation, ces années de chômage, un enfant, vous n'avez pas tellement le choix" !

    - Une journaliste (je vous assure que ce n'est pas moi !) est convoquée par le rédacteur en chef :
    - "Il est bon votre article, vous avez du talent. C'est la première fois que je dis ça à une stagiaire. C'est décidé, je vous mets en orbite. Je vous invite à dîner pour fêter ça".
    Elle décline l'invitation. Quelques jours plus tard, le patron entre dans son bureau :
    - "C'est nul ce torchon, vous allez me refaire ça vite fait. Attention ma jolie, quelques coups de téléphone et ta belle carrière s'arrête là".

    - Une femme de ménage nettoie les bureaux tard le soir. Le contremaître, arrivant par surprise alors qu'elle passe l'aspirateur, la pousse dans un coin et tente de la déshabiller.


    L'Avtf est la seule structure spécialisée dans la prévention et le traitement des violences au travail en France. Elle est d’ailleurs à l'origine des lois françaises relatives au harcèlement sexuel. Si vous avez un jour affaire à un collègue ou un patron sexiste et que vous ne savez pas comment vous en sortir, n’hésitez pas à contacter l’Avft : 01 45 84 24 24. Un numéro à glisser dans votre répertoire au cas où… !

    Personnellement, je n’ai jamais eu affaire à ce genre de comportement, et vous ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Vendredi 23 juin 2006

    Vous êtes étudiante ou fraîchement diplômée d'une école d'ingénieurs ou de commerce ? Alors, vous intéressez le cabinet de conseil Accenture. Cette société cherche à recruter des jeunes femmes parce qu’elle part du principe que « la mixité est un gage de valeur ajoutée pour la réussite de ses projets ». Et ce n’est pas des paroles en l’air.

    Les femmes ont véritablement leur place et leur mot à dire dans ce cabinet d’origine américaine (ce qui explique peut-être cela). Toutes les initiatives qui peuvent favoriser leur progression aux postes à responsabilité sont fortement encouragées. D’où la création en 2004 d’un réseau interne de femmes cadres (plus de 550 !) baptisé Accent sur Elles. Depuis sa mise en place, ce réseau a incité le cabinet à se fixer l’objectif de recruter 30 % de femmes sur les 450 candidatures qu’il reçoit par an. Le taux de pourcentage des femmes dirigeantes est passé de 0 % il y a cinq ans à 9 %. Entre temps, deux femmes ont été nommées au Comité de direction français de la société et 150 femmes managers ont bénéficié de séances de coaching pour renforcer leur leadership.


    Dernière initiative : le lancement de cafés littéraires au cours desquels le réseau invite de futures et jeunes diplômées – Grandes Ecoles et universités - à rencontrer des collaboratrices du cabinet dans l’espoir de les voir rejoindre la société. Elles étaient ainsi une centaine en mars dernier à se réunir autour d’un café et du livre d’Annie et Sandra Batlle "Le bal des dirigeantes" (Ed. d’Organisation). Au programme : gestion de carrière, équilibre vie professionnelle-vie privée, métiers du conseil... La prochaine rencontre se déroulera le 29 juin à Paris sur le thème "les inégalités hommes/femmes sur le marché du travail".

     

    Renseignements pris, les inscriptions sont (déjà !) closes. La formule étant victime de son succès... Mais notez d'ores et déjà dans vos agendas que les prochaines auront lieu cet automne et au printemps 2007.

    Une belle initiative qui m'incite d'ailleurs à glisser de ce pas le réseau Accent sur Elles dans mes coups de coeur. Justifié, non ?


    Dernière minute - Dernière minute - Dernière minute - Dernière minute - Dernière...
    Privilège de journaliste, Accenture et le réseau Accent sur elles m'invitent à boire la tasse jeudi 29 juin. L'occasion de voir de l'intérieur ce "wonderful women world" :-). A bientôt pour un petit compte-rendu.

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Mercredi 14 juin 2006

    On le sait toutes, lors d’un entretien, le recruteur a parfois la fâcheuse manie de vouloir connaître votre vie privée, surtout si dans votre CV, vous n’avez pas mis votre situation familiale, votre âge ou le nombre d’enfants, bref tous ces détails que vous n’êtes absolument pas tenues de signaler.

    Partant du principe :

    63 % des cadres interrogés par l'Apec considèrent que le fait d'être une femme sans enfant nuit à son recrutement. 
    Source : Apec, 2006


    a)
    qu’une jeune femme va avoir des enfants, donc va partir en congé de maternité, donc causer beaucoup de soucis d’organisation et au retour, ô malheur, demander à aménager son temps de travail,
    ou
    b) qu’une maman, c’est rarement disponible avant 8 heures et après 18 heures, ça reste à la maison au moindre bobo du dernier, ça quitte précipitamment l’entreprise dès que l’école appelle parce que l'aîné à des maux de ventre,

    l’objectif du recruteur est de :
    1) détectez si vous désirez bientôt avoir des enfants lorsque vous n'en avez pas,
    2) repérer si vous êtes du genre « organisée » et épisodiquement, si vous comptez encore agrandir votre descendance.

    Voici donc les façons directes ou indirectes qu’ont les recruteurs de tâter le terrain :
    - "Vous êtes mariée ?". Variante : "Madame ? Mademoiselle ?"
    - "Vos enfants vont encore à l'école ?"
    - "Tiens, je vois sur votre CV, que vous n’avez pas d’enfants. En voulez-vous ?"
    - "Qu’est-ce qui est le plus important pour vous : le travail ou la famille ?"
    - "Je suppose que vous avez quelqu’un pour garder vos enfants…"

    Si vous estimez qu'il va un peu trop loin, essayez ces quelques parades :

    - faites l’étonnée, sans paraître pour autant choquée ou agressive. Zen donc, sûre de vous, les yeux dans les yeux : "Pouvez-vous m’expliquer le rapport entre votre question et mes compétences professionnelles ?"
    - mentez. D’accord, sous le feu des questions, ce n’est peut-être pas simple. Oui, mais sachez que rien ne l’interdit. Comment un recruteur peut-il vérifier que vous n’avez pas recours à une nounou ?
    - biaisez. "Pour l'instant, je n'ai pas d'enfant, mais un jour viendra où j'en aurai sûrement."
    - jouez franc jeu. "Oui j'ai des enfants, mais si j'ai choisi de postuler à ce poste, c'est que je sais comment m'organiser pour l'assumer !"

    Pour trouver d’autres ripostes, je vous renvoie vers l'excellent livre "Femmes : tous les conseils pour réussir vos entretiens d’embauche" de Céline Manceau et Laurence Merland. Il vient tout juste de sortir aux éditions L’Express.

    Et vous ? Avez-vous déjà été en présence d'un recruteur indiscret ? Comment avez-vous réagi ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Jeudi 1 juin 2006

    Plus facile à dire qu'à faire, me direz-vous ! Parce que quand les semaines filent, puis les mois, et que sa boîte aux lettres ou sa messagerie reste vide, difficile de résister au blues du chômeur. Alors, pour avoir vécu cette situation pendant deux ans et demi, je vous livre quelques trucs qui je l'espère aideront celles (ou ceux) qui sont dans ce cas :

    - ne restez pas seule. On peut trouver barbants ou inutiles les ateliers proposés par l'Anpe, y traîner les pieds pour y aller, n'empêche que personnellement, c'est là que mon moral est remonté en flèche. De savoir qu'on n'est pas toute seule dans la même galère, qu'il y a parfois même pire, et qu'on a toutes envie vraiment de s'en sortir, ça booste. Bon, si vraiment l'Anpe vous donne des boutons, vous pouvez vous inscrire à des associations de chômeurs, elles sont indépendantes de l'agence. Et pourquoi ne pas créer votre propre groupe de chercheuses d'emploi ?
    - faites le bilan. Il est gratuit pour toutes celles qui sont au chômage, cadres ou pas : c'est le bilan de compétences approfondi via l'Anpe (oui, encore !) ou l'Apec. N'attendez pas forcément qu'on vous le propose pour le passer. Personnellement, j'en ai fait la demande à l'Xème agent qui me recevait. Et quelques jours plus tard, j'étais propulsée dans un groupe de 10 personnes, d'âges, d'expérience et de conditions sociales complétement différents, cornaquées par une super animatrice. Vous pouvez aussi décider de le passer seule avec une consultante, ou alterner groupe et tête-à-tête. Ce bilan (le BCA) dure environ six semaines et il est très revigorant. On échange nos expériences, nos idées, nos carnets d'adresse, on se motive ensemble... De plus - et c'est aussi son objectif premier -, le BCA permet de recentrer ses envies et son projet professionnel, de lmieux se repositionner sur le marché de l'emploi, d'enclencher de nouvelles pistes de recherche. 
    - videz-vous la tête. Un film, une expo, un bouquin, une balade en forêt, une promenade en vélo, un jogging après avoir déposé les enfants à l'école, un déjeuner avec sa meilleure amie, un verre sur une terrasse ensoleillée, un bain moussant... tout est bon pour changer d'air, pour s'aérer l'esprit. Bon, je ne vous parle pas de la pause canapé devant "Les feux de l'amour" ou devant "La petite maison dans la prairie", avec la boîte de Kleenex d'un côté et le paquet de gâteaux au chocolat de l'autre !!! J'ai testé. C'est encore pire après.

    Bon et vous ? Quels sont vos trucs et astuces pour garder le moral et recharger vos batteries ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Dimanche 28 mai 2006

    Ca, c'est une faute classique lorsqu'un enfant offre une carte pour sa maman chérie à la Fête des mères. Cela été le cas de mon fiston. Et finalement, en y réfléchissant, cette erreur ne m'a pas paru si anodine que cela... Car ne sommes nous pas toutes dans le "faire" ?

    On fait les courses, on fait à manger ou la cuisine, on fait le ménage, on fait le lit, le repassage, la lessive, on fait l'amour, on fait son CV, on fait le café pour le boss, on fait une pause entre deux réunions, "et toi, tu fais quoi dans la vie ?"... La liste semble bien longue et je vous laisse la compléter.

    Bon, alors, si au lieu de "faire" (et donc de subir), on décidait de réagir ? Cela pourrait donner cela :
    - "Chérie, qu'est-ce que tu fais à manger ce soir ?"
    - "Rien et toi ?"
    - "Sandra, vous pouvez me faire ces photocopies ?"
    - "Pourquoi ? La photocopieuse est en panne ?"
    - "Ca y est ? Tu as fait ton CV ?"
    - "Non, je l'adapte en fonction de chaque annonce".

    Ouf, ça va mieux, non ? Allez, je vous laisse. Il est temps de... "faire la faite !" Oups !!!

    Les Français et la Fête des mères (sondage Sofres, mai 2006).
    C'est moi qui l'ai fait ! (sans rancune, Pascale...:-)

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Jeudi 25 mai 2006
    Ici, je vous propose d'évoquer des virages professionnels à 160 degrés, des réorientations réussies ou ratées. J'en connais quelques uns, mais je compte aussi sur vous pour partager les vôtres ou ceux de vos ami(es) en utilisant le lien "Commentaire" ci-dessous.
    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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