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Le blog Tout pour Elles est destiné aux femmes qui travaillent ou à celles  qui veulent (re)trouver un emploi.

"Tout pour elles" a remporté
le Blog d'Or 2006 grâce à vous
. Encore mille mercis ! 

Son but : mettre en avant des expériences personnelles, des bons plans, des exemples à suivre, des pistes plus ou moins connues mais pas forcément bien utilisées... pour réussir à s'en sortir ou pour mieux vivre sa vie professionnelle. On aborde ici des sujets sérieux (salaire, discrimination, harcèlement, chômage...) et aussi des sujets plus légers, mais avec un seul point commun : le travail. Dans l'idéal, ce blog réunirait une communauté de femmes actives ou non, de tous milieux sociaux, de tous âges, et qui s'entraideraient. Les hommes sont également bienvenus...

Pourquoi ce titre ?
Parce que les femmes ont tout pour elles, tout pour réussir, tout pour s'épanouir, mais parfois elles ne le savent pas ou elles en ont peur. Allez les filles, au boulot !!! :-)

C'est qui l'auteur ?
Je m'appelle Corinne, j'ai 41 ans, je suis journaliste à Paris, spécialisée dans l'emploi et la formation, et maman d'un "petit" garçon de 10 ans. Les femmes, leurs activités et "combats" professionnels m'ont toujours beaucoup intéressé. Pour autant, je ne suis ni une féministe extrémiste, ni une militante acharnée, mais juste une femme qui met son expertise professionnelle aux services des autres, aux femmes en particulier. Pour en savoir plus sur mon parcours et mes envies professionnelles, vous pouvez lire l'interview accordée au Blog emploi challenge. N'hésitez pas à commenter mes billets. Et pour m'écrire directement, c'est ici :
toutpourelles@wanadoo.fr  


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    Mardi 13 février 2007

    C’était devenu comme un rituel entre eux.

    - Bertrand, pouvez-vous venir dans la salle de réunion, s’il vous plaît ? J'ai à vous parler.

    - Oui, Madame Vernier, j’arrive.

    La porte se refermait alors sur ce couple "de travail", une patronne très séduisante et un jeune commercial aux dents longues (c’est du moins ainsi que je le percevais).

    Puis, Madame Vernier faisait délicatement coulisser les stores et nous ne voyions, ni n’entendions plus rien, à part quelques bruits confus. Mais tout le monde devinait ce qui se tramait dans cette salle. Et tout en continuant à vaquer à nos occupations, nous nous souriions en nous jetant des clins d’œil complices.

    A l’époque (c’était il y a plus de 10 ans), Madame Vernier avait 40 ans, était mariée et mère d'une petite fille. Bertrand avait à peine 30 ans et une copine. La majorité d'entre nous voyait dans cette relation une histoire de fesses, sans lendemain. Le démon de midi avait frappé la femme mûre et le jeune homme avait séduit ou succombé à une femme de pouvoir.

    J’ai appris récemment que Madame Vernier et Bertrand étaient toujours ensemble. Elle avait divorcé, lui habitait chez elle, la petite avait bien grandi. Comme quoi…

    L’amour peut-il donc surgir au détour d'un bureau ? Pour Loïck Roche, auteur du livre Cupidon au travail, "chaque homme et chaque femme, en fonction de son ancienneté et du nombre de personnes que compte son environnement professionnel, va développer un nombre précis de relations intimes sur son lieu de travail."

    Reste à savoir ce que l'on entend par "relations intimes". Selon certaines études, le milieu professionnel est considéré avant tout comme un lieu d’aventures extraconjugales et sexuelles. Attention, je ne parle pas là de harcèlement sexuel - sujet déjà abordé par ailleurs sur ce blog - mais de rapports entre adultes majeurs et consentants. Le local de la photocopieuse, le bureau du patron, les toilettes… sont des endroits où la libido parait-il fonctionne à plein entre collègues de sexe opposé.


    Alors, trouver l’âme soeur au boulot, impossible ? Autant vous faire une raison : les cas sont plutôt rares... 

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Mardi 6 février 2007

    Mais oui, on est comme ça nous les femmes. On est des bûcheuses, on fait le maximum pour atteindre nos objectifs, on a la gnake. On aime se dépasser, se prouver qu’on va y arriver. On y va, on fonce. Cette boîte, où l’on entre à 9h et où l’on sort à 19h, avec parfois un déjeuner face à son écran d’ordinateur, on l’aime bien. C’est vrai. Les collègues sont sympas, l’ambiance plutôt fun. Non, vraiment, on est plutôt contente de trimer… Et que fait-on lorsque le boss passe dans les rangs et vous félicite ? On se la joue profil bas. "Mais non patron, c’est normaaaaaal, je ne fais que mon boulot". Et modeste avec ça ! 

    Réveillez-vous les filles ! Vous besogniez en silence et après, vous vous étonnez que cette promo que vous espériez secrètement, vous passe sous le nez. Faut un peu se la ramener et se la jouer… comme les hommes. Oui, je sais, ce n’est pas facile. Mais n’oubliez pas que l’entreprise, ce n’est pas comme l’école. Ce n’est pas parce qu’on a des bonnes notes qu’on monte automatiquement dans la hiérarchie. Il faut savoir dire haut et fort ce dont on a envie, prendre les devants. Bref, bousculer sa timidité et souvent son éducation pour valoriser son professionnalisme. Allez, on prend son courage à deux mains et on pousse la porte de son chef.

    La première qui le fait - ou l’a fait - raconte.

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Mardi 30 janvier 2007

    Il y a quelques mois, j’ai revu celui qui m’a donné ma première chance professionnelle. C’était en 19…, autant dire un bail ! Figurez-vous qu’il m’a fait signer mon contrat de travail dans la foulée de l’entretien d'embauche ! Je n’avais pourtant aucune expérience, je n’avais même pas fait de stage, j’avais même abandonné mes études, et cerise sur le gâteau, je n’y connaissais rien au journalisme !!! Aujourd’hui, quel recruteur prendrait un tel risque ?

    Pendant quatre ans, j’ai secrètement eu à cœur de lui prouver qu’il avait fait le bon choix. Surtout ne pas le décevoir, être toujours sur le pont, motivée pour tout. De son côté, il m’a fait confiance, m’a formée, m’a appris les bases du métier, celles qui me servent encore aujourd’hui. Lorsque j’ai démissionné pour tenter ma chance à Paris, il en était tout bouleversé, et maladroitement, pour me retenir, m’a proposé un meilleur salaire. Une vraie réaction de patron J Moi, je voulais juste prendre mon envol.

    Il va bientôt avoir 50 ans, il a connu des bas et des hauts professionnels et privés. Mais il a à peine changé. L’oeil toujours aussi pétillant, le sourire charmeur placé bien en coin, l’allure svelte et sportive, avec cette même passion du métier chevillée au corps. Mais quel est donc son secret ? « J’ai l’âge de mes désirs » m’a-t-il lancé en riant.

    Même si par la suite, j’ai connu d’autres patrons (et patronnes !), je n’ai jamais pu oublier le premier homme de ma vie professionnelle. Et vous ?     
    Le dessin de ce billet est tiré du site Illustration.fr

    A lire ou relire sur le même thème, sur ce blog : C'est qui votre modèle professionnel ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Samedi 9 décembre 2006

    Elles ont un ou plusieurs enfants, elles se sont séparées du père, ont divorcé ou sont veuves. Leur travail ou la recherche d’un emploi, elles le vivent comme un combat, une porte de sortie, un moyen de survivre, un sas pour décompresser, pour s’épanouir aussi. Mais comment arrivent-elles à assumer seules, enfant(s) et boulot ? N’étant pas dans ce cas, mais connaissant pas mal de femmes qui le sont, j’ai voulu en savoir plus. Pour elles. Pour celles aussi qui peut-être un jour pourraient se retrouver dans leur cas. Je me suis alors adressée à Michèle Le Pellec. Cette ancienne ingénieur, devenue coach, a élevé seule deux enfants, aujourd’hui âgés de 20 et 21 ans. De son expérience, elle a écrit le "Guide de survie pour mère de famille monoparentale" (Ed. Dangles).

    Voici donc une interview bourrée de conseils à lire sans modération.

    Comment est perçue une maman solo ou monoparentale par la société ? Et par l’entreprise ? Ce statut peut-il être pénalisant ou au contraire avantageux lorsqu’on cherche un emploi ? Pourquoi ?

    L’employeur recherche la disponibilité, la flexibilité, pour maximiser la rentabilité de ses salariés. Pour lui, la mère célibataire c’est, en premier lieu, une probabilité d’absence aggravée pour cause de responsabilités non partagées (accidents, parents d’élèves, santé). Par ailleurs, pour l’entreprise comme pour tout groupe social, une femme sans homme va forcément en chercher un. Ou en détourner un. Cela est potentiellement source de conflit. L’employeur redoute aussi d’ouvrir sa porte à une personne plus stressée que la moyenne, plus exigeante aussi. Ce sont des stéréotypes tenaces. Parfois aussi hélas, une maman solo laisse supposer une fragilité structurelle qui incite au harcèlement moral ou sexuel.

    Comment aborder le sujet de la monoparentalité si un recruteur se montre trop curieux (alors que "normalement" il n’en a pas le droit…) ?

    Celles qui ont du cran peuvent s’inventer un conjoint fantôme. Il suffit de dire incidemment "mon conjoint pense que" ou d’évoquer les relations des "couples TGV". Pour celles qui veulent bénéficier d’une relation d’aide (à double tranchant), ou insister sur la nécessité pour elles de décrocher l’emploi (est-ce la bonne stratégie ?), il faut impérativement prouver que l’organisation est en place quoi qu’il arrive : la mère, la belle-mère, la soeur, la voisine ou la baby sitter. Je vous conseille d’aborder de préférence le sujet avec le grand sourire de satisfaction et de sérénité de la mère comblée.  N’oubliez pas que l’employeur n’est pas un assistant social.

    Elever des enfants à deux, cela peut parfois être compliqué. Mais comment s’en sortir lorsqu’on est toute seule ?

    Un enfant mobilise du temps et de l’argent. La maman solo n’a ni l’un, ni l’autre. L’appartenance à une communauté (parents d’élèves, voisins, paroisse, associations) permet de mutualiser les crises. De son côté, la famille est souvent mobilisée pour les vacances. La stratégie la plus efficace consiste à organiser toutes les activités en tenant compte de la disponibilité de la maman : pas d’activités en dehors du périmètre vélo, éviter les temps d’attente (médecin, convocations par les enseignants pour mauvais résultats scolaires ou comportement inadapté), anticiper et maîtriser les risques (eau, gaz, chutes, accidents) permet d’éviter les crises et les dépenses imprévues. Entretenir son matériel et apprendre à tout réparer est également une source d’économies significatives.

    Par ailleurs, le partage des tâches diminue la charge de la maman, responsabilise les enfants et rend la famille plus robuste aux absences imprévues. L’ensemble de la famille doit respecter la parole donnée et l’autorité. Il convient d’instaurer un climat de confiance qui permet une économie de surveillance ou de conflits. Tout cela ne peut être mis en place que si la maman explique quel est l’objectif visé : la réussite des enfants, la qualité de la vie familiale et la préservation de la ressource "maman", base de l’équilibre.

    Comment trouver du temps pour soi, voire un nouveau compagnon ?

    La mère de famille reste une femme. Pour préserver son équilibre et se ressourcer, elle doit profiter du temps partagé avec le père biologique, ou des moments où les enfants sont en famille. Sinon, il faut user de la ressource baby sitter ou mutualiser les gardes avec une amie dès que les enfants dorment.

    Trouver un autre compagnon implique de sortir dans des endroits où il est possible de nouer des relations de qualité avec des hommes. Est-il nécessaire de préciser qu’il faut privilégier le club de voile, le club de judo, le cinéclub ou le club internet plutôt que le patchwork. Et pourquoi ne pas profiter des clubs de parents solos ?

    Michèle Le Pellec est aussi l’auteure de "Mon job, de la peur au plaisir – 28 conseils pour changer" (Ed. La Feuillée).

    Si vous aussi, vous êtes une maman solo, n'hésitez pas à partager vos conseils ou états d'âme ici.

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Samedi 2 septembre 2006

    Lorsque j’étais jeune (oui, c’est mamie Corinne que vous lisez-là…), l’école nous demandait souvent de remplir des formulaires. Il s’agissait de préciser son nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance, profession du père, profession de la mère. Je restais souvent le stylo suspendu au-dessus de cette dernière question. "Maman, appelais-je, qu’est-ce que je mets pour profession de la mère ?". Elle soupirait et selon la hauteur de la pile de linge, de l’état de la vaisselle dans l’évier, de la grosseur de la boîte à couture, du nombre de traces de doigts sur le frigo, de la longueur de la liste des courses, elle répondait : "Mets juste un trait" ou "Ecris : sans profession" ou "Tu n’as qu’à marquer : mère au foyer".

    Cette mise en bouche personnelle pour vous signaler qu'aujourd’hui, il existe environ 2,5 millions de femmes au foyer en France. Certaines se regroupent pour rompre leur isolement, sortir de l’anonymat, crier leur manque de reconnaissance. Le plus connu et le plus dynamique de ses réseaux est sans doute celui des Femmes au Foyer (ou FAF). Créé en septembre 2005, son forum compte près de 2 000 inscrits. Sa fondatrice s’appelle Marie-Pierre. Elle a 38 ans, deux enfants (7 et 3 ans), c’est une ancienne directrice artistique et illustratrice. Elle a crée sa propre agence de communication avant de décider de se "consacrer à sa famille". J’ai trouvé intéressant de la titiller un peu sur son côté "femme aux 100 métiers". Je vous livre le résultat de nos échanges. Garanti sans langue de bois !

     

    Pourquoi préfères-tu parler de "métier" lorsqu'il s'agit d'évoquer la "position" de la femme au foyer ?

    "Outre le fait qu'elle s'occupe la plupart du temps de ses enfants et de sa maison, une femme au foyer gère souvent le budget, panse les bobos, s'improvise pédopsychiatre dans les moments difficiles, peintre quand il s'agit de repeindre la chambre du petit dernier, cuisinière pour régaler chaque jour, etc. Au final, on dénombre presque cent métiers !!! Et les contraintes sont similaires à celles d’un travail dans une entreprise : la quotidienneté de certaines tâches, des horaires à respecter, des objectifs à remplir. A contrario, et c'est bien pour cela que ces femmes acceptent les plus basses besognes, nous avons la joie de nous organiser comme nous le souhaitons, le plaisir de voir nos enfants grandir et surtout, endosser le rôle pas toujours facile du "pilier central" de la famille."

    Tu as toi-même fait ce choix délibérément. Encouragerais-tu d'autres femmes à le faire ? Pourquoi ?

    "Oui j'ai fait ce choix en accord avec mon mari. Mais je n'encouragerai aucunement une femme à s'arrêter de travailler. Cela doit être un choix très personnel, mûrement réfléchi. On ne peut pas "encourager" une femme à faire ce choix, nous pouvons seulement en montrer les aspects positifs et négatifs. Etre femme au foyer est bien souvent synonyme de restrictions (un salaire en moins), donc de changements de vie profond, d'un manque de vie sociale (souvent une femme avec un enfant en bas âge s'isole malgré elle et ce n'est que quand les petits vont à l'école qu'elle peut penser à nouveau un peu à elle.) Il y a le regard de l'autre qui est souvent pénible, puisque la société juge la femme au foyer comme une population à part : ne rapportant pas d'argent dans le foyer, elle est forcément inactive (oisive !?) et c'est inadmissible."

    Financièrement cela ne créé-t-il pas une dépendance de la femme vis-à-vis de son mari ?

    "Une dépendance totale... et dangereuse ! En cas de décès prématuré du conjoint par exemple, la femme au foyer se retrouve sans rien, doit retravailler et on sait à quel point il est difficile de retrouver un travail après une grande absence sur le marché du travail. C'est bien pour cela que certaines associations se battent pour un salaire, des points de retraite..."

    Es-tu justement favorable à ce que les FAF bénéficient d'un salaire ? "Milites-tu" dans ce sens ?

    "Non, pas vraiment. Le problème de la femme au foyer n'est pas tant un problème d'argent en tant que tel (même si bien sûr "ça met du beurre dans les épinards"!!). Dans notre société, si on ne gagne pas d'argent, nous n'existons pas. Je pense qu'il serait plus judicieux de leur permettre de faire des petits métiers, mettre à disposition des lieux pour garder nos enfants. Il faut savoir qu'à Paris, les enfants dont les mamans ne travaillent pas n'ont ni accès aux crèches, ni à la cantine. Autant dire qu'elles n'ont pas une minute pour souffler et ce n'est pas normal. Dans n'importe quelle structure, les employés font de vraies pauses dans leur journée ; une femme au foyer... non !! Si une femme au foyer produit des objets par exemple, ou qu'elle veut proposer ses services pour un peu de repassage et gagner quelques euros, aucune solution n'est possible sans être matraquée par des charges, des impôts, etc...

    Je milite clairement pour un meilleur confort de vie pour les femmes au foyer. Je veux qu'elles apprennent à se sentir bien dans leur peau de femme (au foyer) et qu'elles s'épanouissent en tant que personnes. Une femme au foyer ne doit pas se "sacrifier" pour sa famille. N'oublions pas que la femme au foyer n'a aucun jour de repos dans l'année !"

    Ne penses-tu pas que rester à la maison, c'est bien lorsque les enfants sont petits, mais compliqué à assumer lorsqu'on veut retrouver un travail une fois que les enfants ont grandi et quitté le nid familial ? Ce qui est souvent le cas pour de nombreuses femmes...

    "Je pense que le plus dur pour une femme au foyer dont les enfants sont partis, c'est le vide soudain qui se produit. L'impression de ne plus être utile, ni nécessaire, d'où, souvent un grand désoeuvrement. Il faut préparer ce moment longtemps à l'avance. Préparer cet avenir en travaillant ou pas ne se fait pas du jour au lendemain. Il est extrêmement difficile pour une femme au foyer de retrouver du travail : les patrons d'entreprise pensent qu'elles sont déconnectées de la réalité, qu'elles seront inaptes à s'adapter au monde salarial...
    Pour moi, il est évident que l'épanouissement de ces femmes passe par un réseau qui peu se tisser au fil du temps. C'est pour cela que j'ai mis en place le forum des femmes au foyer, c'est dans l'espoir qu'elles puissent se regrouper, s'entraider, monter des projets ensemble, acquérir la certitude de leurs valeurs et de leurs qualités. Le simple fait d'exprimer leurs doutes et d'avoir des témoignages et des réponses les aide au quotidien, leur donne les armes pour aller de l'avant.

    Et puis pour conclure, n'oublions pas que dans nos cent métiers, il y a aussi celui de chef d'entreprise : "parce qu'il faut bien la faire tourner la baraque !"

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Vendredi 25 août 2006

    Je vous préviens tout de suite : j’ai bien l’intention ici et maintenant de faire sauter un tabou. Et je compte sur vous pour me soutenir dans cette croisade. Ce tabou porte sur le salaire.

    Répondez franchement : vous est-il déjà arrivé de donner librement le montant de votre salaire, que ce soit au détour d’une conversation ou lorsqu’on vous pose ouvertement la question ? Non ? Bon alors, êtes-vous déjà allée jusqu’à interpeller un collègue, un ami ou un parent, sur le sujet ? Encore non ?! Ne me dites pas que cela ne vous intéresse pas de connaître le salaire d’Annie qui occupe le même poste que vous ou de Michel qui a décroché le même diplôme... Si vous ne leur demandez pas, comment pouvez-vous savoir si vous êtes payée à votre juste valeur ? Quel sera votre moyen de comparaison (entre autres) le jour où vous vous retrouverez face à votre patron pour négocier une augmentation ? Je vous rappelle – mais je pense que vous êtes toutes au courant – que la discrimination salariale homme-femme existe. La Darès l’a même chiffrée à 11 % !

    Personnellement, je trouve que connaître la rémunération de "l'autre" devrait être aussi naturelle que de savoir son métier et sa formation. Mais bizarrement, il y a comme un malaise. Il est indécent d’afficher son salaire lorsqu’il est élevé et gênant de le dévoiler lorsqu’il est trop bas. C’est culturel paraît-il. Aux Etats-Unis (encore !), il est de bon ton de claironner le montant de sa feuille de paie. En France, on préfère entourer le sujet d’un épais halo de mystère. Et le pire, c’est que certains recruteurs savent judicieusement l’entretenir. "Ne dites pas aux autres combien vous gagnez. Vous comprenez… vous êtes dans la plus haute fourchette de l’entreprise". Véridique !!!

    Et bien moi j’en ai assez que l’on tourne autour du pot, que l’on fasse des allusions, que l’on s’imagine que… alors que pas du tout ! Sous-payée, sur-payée, là n’est pas le sujet. Il est juste question ici d’avoir le courage de briser ce tabou. Etes-vous de celles-là ? Seriez-vous capable de dire combien vous gagnez à ceux qui vous le demandent ou de leur retourner la question ? Ou alors êtes-vous plutôt du genre frileuse et préférez-vous esquiver le sujet ? Si vraiment vous n’ayez aucun complexe, je ne peux que saluer votre audace !
    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Lundi 17 juillet 2006

    Savez-vous qu’un peu plus de la moitié des salariés français ont choisi leur métier par hasard ?! 47 % l’ont choisi par vocation ou parce qu’ils y ont longuement réfléchi. Parmi eux, une majorité de cadres supérieurs. Les salariés sans diplôme, les employés et les ouvriers sont les plus nombreux à avoir laissé le destin s’occuper de leur orientation *.

    A quoi tient un choix professionnel ? A une passion ? Une tradition ou une pression familiale ? Un prof ? Un test ? A la sécurité de l’emploi ? A la chance ?... Pour quelles raisons avez-vous opté pour ce métier plutôt que pour cet autre ?

    Allez, s’agit pas de vous défiler ! D’autant que c’est tout à fait le genre de question qu’un recruteur peut vous poser

    * sondage BVA pour L’Express et BPI, réalisé en mai 2006 auprès de 1 131 salariés

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Jeudi 6 juillet 2006

    Chose promise, chose tenue ! Je me suis donc rendue jeudi dernier au café-littéraire d’Accenture , organisée par le réseau des femmes cadres du cabinet, Accent sur Elles. Que vous raconter de ce rendez-vous 100 % femmes ?

    D’abord, il n’y avait pas foule. Normal, m’a-t-on expliqué: difficile de solliciter des jeunes diplômées en pleine période de stage. Elles n’étaient donc qu’une petite dizaine, à s’être déplacées. Un brin intimidées face à leurs aînées arrivées au top de l’entreprise en jouant des coudes. Un brin effarouchées aussi, car je n’ai même pas eu le temps de recueillir leurs impressions qu’elles s’étaient déjà toutes volatilisées à la fin de ce rendez-vous. Dommage…

    Bon, cela serait mentir que de vous dire que ces deux heures ne m’ont pas plu. Se retrouver ainsi entre femmes pour évoquer sans concession nos atouts, nos faiblesses, nos erreurs professionnels, ça fait vraiment du bien. Qui plus est avec la consultante et chercheuse Juliette Ghiulamila, auteur avec Pascale Levet de l'excellent livre "De l'égalité à la diversité : les hommes, les femmes et les entreprises".

    Mais soyons clair. Accenture, à travers ce genre d’initiative, prêche d’abord pour sa paroisse. Le discours est rodé. Postulez et travaillez dans ce cabinet, c’est

  • - avoir des chances de crever le plafond de verre,
  • - ne pas être considérée comme une extra-terrestre lorsqu’on demande un 4/5ème,
  • - revenir sereinement de son congé de maternité,
  • - bénéficier d’un coach pour devenir manager,
  • - pouvoir être repérée comme un haut potentiel entre 28 et 33 ans, et non pas entre 30 et 40 ans comme c’est le cas ailleurs, une période où généralement les femmes préfèrent lever le pied,
  • - etc, etc, etc.
  •  
    En même temps, elles ont bien conscience de servir aussi parfois de faire-valoir, ou de devoir essuyer des piques masculines, du style : « Elle a eu le poste parce que c’est une femme ! ». Politique de quotas oblige… Mais bon, elles assument et se serrent les coudes. Et il faut croire que leur lobbying porte ses fruits. Alors, convaincues ?


    Pour rappel : le prochain café-littéraire d'Accenture/Accent sur Elles aura lieu cet automne. Pour s'inscrire, contacter Céline Ricoce à celine.ricoce@accenture.com

  • Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Lundi 19 juin 2006

    Une équipe britannique de l’University College de Londres a démontré que les mamans professionnellement actives sont moins obèses que les mères au foyer et les mères célibataires qui ont rarement travaillé.

    Sur une cohorte de 2 600 anglaises nées en 1946 et suivies médicalement tout au long de leur vie, il ressort que "38 % des femmes au foyer sont trop grosses alors que c'est le cas de seulement 23 % des femmes qui ont une profession, des enfants et un mari.". Mieux encore : ces dernières sont bien moins malades que leurs consoeurs. Et cela quelque soit la classe sociale dont sont issues toutes ces femmes.

    Conclusion des chercheurs : les femmes peuvent tout mener de front : une carrière, un vie en couple, des enfants. C’est même excellent pour leur santé !

    Alors, si un jour votre mère (toujours inquiète), votre belle-mère (jalouse) ou votre amie (mal intentionnée), vous affirme qu’à force d’être une femme 3 en 1 -job+mari+enfants-, vous allez forcément y laisser des plumes, agitez-lui cette étude sous les yeux. Ca lui clouera le bec !

    Source : Anne McMunn, Mel Bartley, Rebecca Hardy and Diana Kuh : Life course social roles and women's health in mid-life : causation or seleciton ? J. Epidemiol. Community Health, jun 2006.

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Mardi 6 juin 2006

    De plus en plus de jeunes filles et de femmes choisissent de construire leur carrière dans le bâtiment. Et oui, la profession se féminise, et avec elle le nom des 30 métiers du secteur : carreleuse, maçonne, couvreuse, menuisière, plombière... La Fédération nationale du bâtiment est aux anges. Voilà une main d'oeuvre dont on découvre brusquement qu'elle a bien du charme et des qualités, surtout dans un domaine qui peine à recruter et qui craint les ravages du papyboom.

    D'ici 2009, 30 000 femmes sont donc attendues pour patauger dans les chantiers, manier truelles, pinceaux, clés anglaise et grues, pour virevolter dans les ateliers et interpeller les clients. Pour l'instant, elles sont 10 000 soit 9,5 % des effectifs. Près de 47 % sont des employées et techniciennes, 11 % des cadres, un peu plus de 1 % des ouvrières (maçonnes, charpentières, tailleuses de pierre).

    Et la Fédération de multiplier les opérations de séduction. Non, nos métiers ne sont pas si pénibles que ça, pas si sales qu'on veut bien le croire, pas si mal payés finalement, et bien sûr sans aucune discrimination salariale. Et les horaires ? Moins pire que dans la restauration. Quant à l'ouvrier casqué qui râcle sa gamelle à l'heure du déjeuner, assis sur des gravats tout en sifflant une passante, mais vous avez vu ça où ?!

    Et elles s'éclatent apparemment ces jeunes filles. Béatrice, 24 ans, affirme "se réaliser" lorsqu'elle tire une chape pour poser ensuite le carrelage. Virginie, 23 ans, reconnaît que porter des sacs "c'est parfois fatiguant, mais ça va". Pour Isabelle 32 ans, impossible d'être déprimé lorsqu'on pose du parpaing. Ghislaine, 40 ans, adore la variété de la maçonnerie : "on créé de nos mains, mais jamais sans nos têtes." Et toutes de louer la "super ambiance" et "la géniale entente" avec leurs homologues masculins. Encore plus de témoignages - aussi bien bétonnés - sur le site de la FNB.

    Franchement, vous y croyez vous ? Moi, ce que j'aimerais bien savoir, c'est le taux de turn-over féminin dans ce secteur-là. Il est déjà important rien que du côté des hommes : la moitié des ouvriers démissionne (source Dares, portraits statistiques 1982-2002, format pdf), là où justement la Fédération tente d'attirer les femmes... Mais apparemment, sur ce sujet, l'accès au chantier reste encore interdit !

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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