Et modeste avec ça !

Publié le par Corinne

Mais oui, on est comme ça nous les femmes. On est des bûcheuses, on fait le maximum pour atteindre nos objectifs, on a la gnake. On aime se dépasser, se prouver qu’on va y arriver. On y va, on fonce. Cette boîte, où l’on entre à 9h et où l’on sort à 19h, avec parfois un déjeuner face à son écran d’ordinateur, on l’aime bien. C’est vrai. Les collègues sont sympas, l’ambiance plutôt fun. Non, vraiment, on est plutôt contente de trimer… Et que fait-on lorsque le boss passe dans les rangs et vous félicite ? On se la joue profil bas. "Mais non patron, c’est normaaaaaal, je ne fais que mon boulot". Et modeste avec ça ! 

Réveillez-vous les filles ! Vous besogniez en silence et après, vous vous étonnez que cette promo que vous espériez secrètement, vous passe sous le nez. Faut un peu se la ramener et se la jouer… comme les hommes. Oui, je sais, ce n’est pas facile. Mais n’oubliez pas que l’entreprise, ce n’est pas comme l’école. Ce n’est pas parce qu’on a des bonnes notes qu’on monte automatiquement dans la hiérarchie. Il faut savoir dire haut et fort ce dont on a envie, prendre les devants. Bref, bousculer sa timidité et souvent son éducation pour valoriser son professionnalisme. Allez, on prend son courage à deux mains et on pousse la porte de son chef.

La première qui le fait - ou l’a fait - raconte.

Publié dans Elles travaillent

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Corinne 19/02/2007 20:56

@ Annaig : Merci pour ton commentaire qui me fait du coup penser à un billet dans lequel j'avais déjà abordé le thème du salaire, un sujet encore bien tabou :  http://toutpourelles.over-blog.com/article-3634551.html 

annaig 19/02/2007 20:39

Encore un article très interessant.Je ne pense vraiment pas que ce problème soit exclusivement féminin, néanmoins. J'ai rencontré des hommes qui ne s'affirmaient pas et des femmes grandes gueules et pour les hommes timides le problème est le même. Une des clés pour être correctement payée est à mon sens de parler d'argent autour de soi, de façon à connaître les salaires des autres.Ce ne devrait pas être un tabou, comme trop souvent en France.Il est important d'avoir des éléments de  comparaison pour savoir combien demander.Il est également important de faire comprendre à son chef que les belles paroles c'est agréable, mais que l'on fait un lien direct entre notre salaire et l'estime dans laquelle la boîte nous tient. Et que la mobilité interne ou externe existe.Sans oublier que l'on demande plus à ceux qui sont payé plus...

Corinne 19/02/2007 20:14

@ Pat : oui tu dois avoir raison. Sauter le pas... nous devons être plusieurs à l'esquisser dans nos pensées, et à reculer au moment où il devrait être fait. Le déclic, dis-tu. La rage peut-être aussi de crier "stop ! maintenant j'y vais, je dis ce que j'ai envie de dire, ou plutôt je fais ce que je n'arrête pas de penser très fort !". En tout cas, je retiens bien fort la phrase de ta mère :-)

pat 19/02/2007 15:15

le sens du "sacrifice", trop peu pour moi. Les compliments, ça ne nourit pas son homme (ou sa femme) et j'ai déjà donné. Un patron reste un patron quel qu'il soit et au bout du compte, il faut se battre sans relâche pour obtenir son dû... Maintenant y'en a marre de rester dans l'ombre sous pretexte de tout et n'importe quoi. En attendant, on assiste à la promotion de personnes qui savent certainement mieux y faire que nous mais qui ne le méritent pas plus (et plutôt moins, oui, oui, croyez-moi !) Pour ma part, j'ai mis du temps à réagir, mais maintenant, plus de quartier : on apprend à se connaître avec l'expérience et surtout à croire en soi. Une fois qu'on a sauté "le pas de la rebellion", on se sent beaucoup mieux.
non Corinne, crois-moi, la dévalorisation n'est pas une "malédiction" comme tu sembles le penser, c'est juste que tu n'as pas encore eu le déclic ou rencontré les bonnes personnes....LA ROUE TOURNE et comme le dit encore ma mère, dans la vie, y'a un temps qui trempe et un qui détrempe....

Une autre Corinne 11/02/2007 18:00

Exemple de phrase à ne pas dire, et dont il faut que je me débarrasse absolument : en réunion, lorsque des solutions sont envisagées pour un problème et que je ne les trouvais pas adéquates, combien de fois j'ai sorti : "Euh, je peux dire une connerie ?"Réponse : "Vas y, dis la"."Eh, bien, si on faisait plutôt comme ci et comme ça, on gagnerait du temps et de l'énergie, non ? Enfin, c'est peut-être une connerie". Réponse : "Euh, c'est pas bête, allez, on fait comme ça !"
Tout ce que les gens retiennent, c'est le mot connerie, et pas la solution que j'apporte.
Dévalorisation, quand tu nous tiens ... Et là, j'apprends que mon frère souffre du même syndrome. Serait-ce, comme quelqu'un l'a dit plus haut, ancré dans une culture familiale ?