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Le blog Tout pour Elles est destiné aux femmes qui travaillent ou à celles  qui veulent (re)trouver un emploi.

"Tout pour elles" a remporté
le Blog d'Or 2006 grâce à vous
. Encore mille mercis ! 

Son but : mettre en avant des expériences personnelles, des bons plans, des exemples à suivre, des pistes plus ou moins connues mais pas forcément bien utilisées... pour réussir à s'en sortir ou pour mieux vivre sa vie professionnelle. On aborde ici des sujets sérieux (salaire, discrimination, harcèlement, chômage...) et aussi des sujets plus légers, mais avec un seul point commun : le travail. Dans l'idéal, ce blog réunirait une communauté de femmes actives ou non, de tous milieux sociaux, de tous âges, et qui s'entraideraient. Les hommes sont également bienvenus...

Pourquoi ce titre ?
Parce que les femmes ont tout pour elles, tout pour réussir, tout pour s'épanouir, mais parfois elles ne le savent pas ou elles en ont peur. Allez les filles, au boulot !!! :-)

C'est qui l'auteur ?
Je m'appelle Corinne, j'ai 41 ans, je suis journaliste à Paris, spécialisée dans l'emploi et la formation, et maman d'un "petit" garçon de 10 ans. Les femmes, leurs activités et "combats" professionnels m'ont toujours beaucoup intéressé. Pour autant, je ne suis ni une féministe extrémiste, ni une militante acharnée, mais juste une femme qui met son expertise professionnelle aux services des autres, aux femmes en particulier. Pour en savoir plus sur mon parcours et mes envies professionnelles, vous pouvez lire l'interview accordée au Blog emploi challenge. N'hésitez pas à commenter mes billets. Et pour m'écrire directement, c'est ici :
toutpourelles@wanadoo.fr  


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    Mardi 6 février 2007

    Mais oui, on est comme ça nous les femmes. On est des bûcheuses, on fait le maximum pour atteindre nos objectifs, on a la gnake. On aime se dépasser, se prouver qu’on va y arriver. On y va, on fonce. Cette boîte, où l’on entre à 9h et où l’on sort à 19h, avec parfois un déjeuner face à son écran d’ordinateur, on l’aime bien. C’est vrai. Les collègues sont sympas, l’ambiance plutôt fun. Non, vraiment, on est plutôt contente de trimer… Et que fait-on lorsque le boss passe dans les rangs et vous félicite ? On se la joue profil bas. "Mais non patron, c’est normaaaaaal, je ne fais que mon boulot". Et modeste avec ça ! 

    Réveillez-vous les filles ! Vous besogniez en silence et après, vous vous étonnez que cette promo que vous espériez secrètement, vous passe sous le nez. Faut un peu se la ramener et se la jouer… comme les hommes. Oui, je sais, ce n’est pas facile. Mais n’oubliez pas que l’entreprise, ce n’est pas comme l’école. Ce n’est pas parce qu’on a des bonnes notes qu’on monte automatiquement dans la hiérarchie. Il faut savoir dire haut et fort ce dont on a envie, prendre les devants. Bref, bousculer sa timidité et souvent son éducation pour valoriser son professionnalisme. Allez, on prend son courage à deux mains et on pousse la porte de son chef.

    La première qui le fait - ou l’a fait - raconte.

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Commentaires

    coucou corinne,


    7h38 et déja un article !!! hé ben tu dors quand ? bonne journée et toujours je te lis.....ptite soeur.

    Commentaire n° 1 posté par m-r le 06/02/2007 à 07h38
    Tu as entièrement raison. Les femmes de ma génération ont été élevées dans le rougissement et la modestie et ça ne leur a pas servi à grand-chose. Allons, les filles, un peu d'auto promotion!
    Commentaire n° 2 posté par claude le 06/02/2007 à 08h42
    Bonjour Corinne,

    Je n'ai pas manqué de le faire, avec subtilité et élégance (enfin, j'ai mis le paquet côté ruban).... et là où l'on voit de la saine valorisation côté mecs, on a surtout vu une ambition démesurée de mon côté, voire une forme d'"exhaltation"....

    Au moment du rachat de ma boite, les cadres sups mâles ont été "remerciés" avec des indemnités pharamineuses, lettres de recommandations, rachat de stock options.

    Nous, les filles ( la DRH, la Dir commerciale, moi même) ont nous a laissées mijoter, en nous enlevant toutes nos prérogatives, en nous kidnappant nos jobs et en attendant .... que nous démissionions...

    Je me suis battue pendant 9 mois. Au début, "ils" n'y croyaient pas, pensant que j'allais craquer. Je suis devenue enragée au fil des mois. Je les ai écrasé comme des mites et suis partie avec tout et le reste. Et ai mis plus d'un an à m'en remettre....

    Le monde change, mais tout doucement....
    Par certains aspects, les choses s'arrangent pour nous, par d'autres, j'observe quand mm de sacrés régressions.

    Quand un pays est en récession, ce sont toujours les plus "faibles" qui trinquent.
    Commentaire n° 3 posté par Cath le 06/02/2007 à 08h44
    Un autre truc que j'ai observé tiens : il faut qu'un mec avec lequel on est plus ou moins en binôme fasse une GROSSE connerie pour que finalement, "on" nous file le job auquel on a droit :

    - le directeur financier qui m'avait piqué la comm' financière a fait une grosse bétise, avec un très mauvais conseil aux boss contre mon avis, et la COB s'est abattue sur notre boite > j'ai récupéré la comm' fi en 2 heures

    - le responsable marketing a planté une grosse opération en UK > j'ai démélé le truc et récupéré tout le marketing europe.

    Bref, j'ai eu de la chance non ?
    Conclusion, que faire les filles. Se procurer des poupées de cires aux effigies de ces mecs et les piquer avec de grosses aiguilles ???
    Commentaire n° 4 posté par Cath le 06/02/2007 à 08h52
    Argh ... touchée !

    Voui, là je reconnais que j'aurai besoin d'un grand coup de pied au derrière, je ne sais si c'est de la modestie, de la timidité, une peur d'être mise en avant ... mais je fais partie des besogneuses qui restent la tête courbée sur le bureau :(

    Je me souviens d'une de mes plus grande réalisations, un seminaire de 150 personnes organisé de A à Z et quand le boss m'a proposé de l'animer ...  J'ai refusé, pas envie de me mettre en avant, je pensais même que j'aurai eu l'air d'une speakerine au milieu de ce monde d'hommes, ce que je ne voulais pas ...
    A l'issue du seminaire, ceux qui me connaissaient et savaient l'investissement que j'y avais mis, m'ont exprimé leur incompréhension de mon absence :(

    Allez, on va essayer de changer !

    Modemo

    PS : à chaque fois des sujets de qualité, mais comment fais tu ???
    Commentaire n° 5 posté par Mondemo le 06/02/2007 à 10h01

    J'ai fait plein de progrès dans ce domaine. Enfin, une partie du domaine :


    J'ose désormais réclamer des choses. Dire que je me sens prête pour tel poste ou telle mission. Intervenir en public. Organiser des choses, proposer au lieu de rester passive. Et ça marche super bien,  c'est ça qui est encourageant ! Je ne me suis pris encore aucune bûche en fonctionnant de la sorte (alors que j'en prenais quand j'étais passive). 


    Par contre, je n'ai pas encore réussi à éliminer les phrases malheureuses post-actions : "C'était facile, vous savez", "Rien de compliqué, en fait", "J'aurais pu faire mieux", etc, etc...


    Trop perfectionniste, peut-être. Ou alors c'est pour provoquer des compliments "mais siiiii, vous avez fait un super boulot, bravo !". Mauvaise idée...

    Commentaire n° 6 posté par Oelita le 06/02/2007 à 10h42

    Je suis d'accord, avec Modemo : c tjs des sujets de qualité !


    En attendant, la "timidité" me semble un trait de caractère présenté traditionnellement comme  une qualité pour les femmes alors qu'il s'agit d'une entrave ! Dans la vie perso comme au boulot, il vaut mieux être "Fantomette" que "Cendrillon"...


    Penda

    Commentaire n° 7 posté par Penda le 06/02/2007 à 10h48

    Je l'ai fait!


    Sans rentrer dans les détails, une fois que je suis sortie du bureau du boss, je suis également sortie des locaux...


    Est-ce vraiment à faire, même si au moment où l'on le fait, on est persuadée, motivée de son fait, de pouvoir innover, faire avancer tout le monde?


    Je ne pense pas, et encore que la meilleure porte que j'aie poussée dans cette entreprise à l'époque est celle de la sortie.


    Bizettes.


     

    Commentaire n° 8 posté par Mélina Loupia le 06/02/2007 à 11h11

    Grmmmpff.... Bé oui, t'as raison, et on le sait en plus !


    Mais j'y arrriiiiive paaaaaaas !
    (du coup chuis très intéressée par les témoignages de celes qui l'ont fait, pour en prendre de la graine !)

    Commentaire n° 9 posté par Cely le 06/02/2007 à 11h32
    Quelques pistes de réflexion. Valoriser son action doit devenir une seconde nature. Personne ne le fera à votre place. La première idée : avoir une vision "stratégique" pour ses actions. Faire ce qu'on vous demande, c'est bien. On vous félicitera rarement pour ça. Mais il faut aussi se demander en quoi certaines de vos actions peuvent être utile pour votre job, votre carrière, etc. Et le faire en partie pour ça. Ça ne doit pas tourner à l'obsession. Mais il n'y a aucun mal ou aucune honte à faire des choses dans le but de progresser, de gagner plus, etc.
    Ne pas hésiter à se valoriser. Ça se pratique, ça s'apprend. Au début, on est maladroite. Après, ça fait partie du boulot. Ajouter cette action à votre to do list, au besoin... Si on vous le reproche, ne pas hésiter à pointer les hommes qui le font, en restant le plus factuel possible (jamais de ressentiment, ni d'affect quand on relève un comportement en entreprise), pour démontrer que vous ne faites que vous couler dans le moule.
    Faire jouer les réseaux de femmes, aussi. 5, 10 femmes ensemble sur un sujet, ça peut faire un peu plus de bruit qu'une toute seule. Mais ce site est là en partie pour ça, non ? Bon courage à toutes
    Commentaire n° 10 posté par Thierry do Espirito le 06/02/2007 à 12h53

    Ah,Corinne ,je fais partie de cette catégorie de personnes convaincue d'être nulle et non avenue,d'où les boulots subalternes.D'ailleurs,ça déborde parfois sur la vie privée,pas vrai? Mais j'y travaille,j'y travaille...


    Salut aux consoeurs et bravo à celles qui ont dépassé ça et/ou ont eu des parents conscients.

    Commentaire n° 11 posté par Nanou le 06/02/2007 à 13h08
    Le problème, c'est qu'il y a les discours et la réalité. J'ai essayé 10 fois de parler à mon chef pour enfin pouvoir excercer mes compétences. Je me suis heurtée à un mur. Je suis dynamique, formée, expérimentée et culottée. Mais face à un mur...
    Commentaire n° 12 posté par Sylvia le 06/02/2007 à 13h11
    J'ai cumulé les boss de merde, et le dernier en date je suis partie en lui crachant ses 4 vérités à la tête... cela fait du bien même si mes jambes dansaient la castagnette en partant.
    Depuis je suis mon propre boss...et je ne me cache rien :-)
    Commentaire n° 13 posté par Amélie le 06/02/2007 à 16h29
    coucou corinne, moi maintenant, je pars du principe que si je ne demande rien, je n'aurais rien ... c'est vrai aussi que je ne l'ai pas même quand je ledemande, mais au moins j'ai la sensation d'exister et je me dis qu'après réflexion, on se rendra compte de ma valeur (éducation à l'ancienne, au temps où tout avait de la valeur, sans doute) hé bien, souvent on m'a regrettée, on me redemandée, on a repensé à moi où mieux, on m'a nommée en réunion parceque je hante l'ex-patron (si si, c'est arrivé encore au m......x que je viens de quitter, hihihi), là fallait me garder, tant pis ! bref, j'ai appris à parler depuis peu, à crier s'il le faut avec ma petite voix et çà marque, donc çà marche ... il est où mon prochain boss ? bibises corinne
    Commentaire n° 14 posté par chez tine le 06/02/2007 à 18h33
    @ m-r : dis donc, toi aussi tu es bien matinale, gde soeur ! :-)
    @ Claude : ravie de lire ton point de vue ici ! Merci :-)
    @ Cath : enragée toi ! :-) mince, comme j'aurais aimé voir ça ! Trève de plaisanterie, je conçois que cela n'a pas dû être facile et qu'on a dû te ramasser à la petite cuillère après... Pour ton deuxième commentaire, j'ai vu des poupées de ce genre dans des carteries à La Défense. On essaye ? :-)
    @ Mondemo : oups, en te lisant, tu as réveillé un écho professionnel, un peu dans le même genre que le tien. Je m'en mords encore les doigts aujourd'hui..
    @ Oelita : faudra que tu nous expliques comment tu es parvenue à "oser". Bravo en tout cas ! Certaines aimeraient pouvoir en dire autant.
    @ Penda : toujours un plaisir de te lire ici. ok pour suivre l'exemple de l'intrépide Fantomette, mais avançons à découvert et non masquée... :-)
    @ Mélina Loupia : bienvenue et merci pour ton témoignage. Bravo pour ton audace et au diable les regrets puisque à ce moment-là tu as sans doute vraiment été toi ! :-)
    @ Thierry : génial, voilà un "communicant" parmi nous ! :-) Cély, Nanou : voici ces conseils à mettre en pratique au plus vite...
    @ Sylvia : tu as essayé avec un marteau ? :-) Tu as raison, un chef peut aussi être sourd à nos demandes. Parce qu'on met son pouvoir en danger s'il acceptait notre requête....
    @ Amélie et Chez Tine : je n'ai qu'un mot à dire : respect !
    Commentaire n° 15 posté par Corinne le 06/02/2007 à 21h22
    Ah moi, je ne suis pas modeste du tout ! Quand j'arrive au boulot, je dis à mon DA : "t'as vu, j'ai bien bossé hier soir ?" Il ne peut répondre que "oui, en effet !" !!
    Bon, j'avoue que quelque fois, j'arrive en disant "t'as vu, j'ai rien foutu hier soir ?" Là il bafouille en disant : "c'est pas grave, tu avais autre chose à faire..." Mdr !
    Commentaire n° 16 posté par Baïlili le 06/02/2007 à 21h59
    Il paraît que qui ne demande rien n'a rien...
    Commentaire n° 17 posté par Louis CHATEL le 06/02/2007 à 23h38

    tu as raison. mais la réponse est


    vous savez cette année on a bien marché, mais l'année prochaine  s'annonce très difficile, donc on ne peut pas se permettre  de donner d'augmentation. On préfère garder le eprsonel qu'être obligé de licencier.


    ou


    cette année a été très difficile. Nous sommes bien en-dessous de nos objectifs, donc il n'est pas question de distribuer des augmentations


    un peu caricatural ??


    eh bien non. ça existe. je peux en témoigner.


    par contre les actionnaires étaient servis les premiers bien sûr. dans les deux situations.


    apparemment ils sont plus importants que les personnes qui font rentrer l'argent dans les caisses en travaillant tous les jours à un rythme plus que soutenu.


    on ne serait pas dans une société capitaliste ?


     

    Commentaire n° 18 posté par Régine le 07/02/2007 à 09h00
    Fait ! Enfin, surtout au début : j'ai négocié (vraiment) mes premières augmentations de salaire ! Ca peut paraître évident, mais combien d'entre nous le tente vraiment ?
    Bref, lors de mon entretien d'évaluation, je me suis vendue : bon résultat, fiable, pleine d'avenir, et en plus salaire de débutant plus facile à augmenter que celui d'un confirmé, voici mes arguments... Et ça a marché !
    Depuis, je ne l'ai pas refait, car entre temps, passage par une entreprise semi-publique où l'on suivait une grille de salaire fixe, puis, dans ma boîte actuelle, les entretiens d'éval ont lieu ap les augments' (trop nul)....
    Bref, c'est un message à faire passer aux femmes : n'ayez pas peur, négociez vos augmentations et primes annuelles (une bonne dose de courage, une pincée d'audace, et zou, on passe la porte du bureau de son chef !)
    Commentaire n° 19 posté par AnneSo le 07/02/2007 à 09h24

    Hé bien chère Corinne, je fais partie de celles qui clament "z'avez vu mon beau boulot" et vont voir le boss pour lui dire "hé boss, tu m'offres une rallonge"?


    Ca a l'air simple comme ca, hein... Disons que j'ai la chance d'avoir un beau-père absolument extraordinaire qui me coache et coache ma mère avec une efficacité redoutable. Quand le poste que je convoitais en interne m'est passé pour la deuxième fois sous le nez malgré les promesses de mon supérieur il m'a dit "tu t'en fous, va vior ta DRH". Moi c'était "je veux pas, je vais avoir l'air de quoi, et je fais quoi s'ils refusent, et et et". Il m'a boosté, je suis allée voir la DRH, mon supérieur a été viré, j'ai eu une offre de poste ailleurs, mais finalement mon patron n'a pas voulu me perdre... et m'a offert le poste que je voulais.


    En juin je n'ai pas eu l'augmentation prévue dans mon contrat. Je suis allée voir mon boss, qui a commencé par toriller "en janvier, quand il y aura des résultats, etc etc et". Non Boss, c'est dans le contrat, l'augmentation n'est pas soumise à résultat par contrat, alors, hop, augmentation. Je l'ai eue.


    En décembre ca a été "chef, je demande ma mutation en interne parce que bon, je suis assez frustrée de ne pas avoir de responsabilités sur mes projets". Tiens, trois jours plus tard je recevais tout un bébé à assumer moi-même.


    J'ai appris à arriver le matin en meeting et à dire "regardez ca, c'est moi qui nous l'ai obtenu. Regardez ce que j'ai eu, regardez ce que j'ai fait, regardez le résultat que nous avons obtenu grâce àm on boulot".


    Oh, il y a des grincmeents de dents: "pour qui elle se prend, gna gna gna". Tant pis. J'ai du mal à accepter que tout le monde ne siot pas béat d'admiration et d'adoration devant moi ;+) mais j'ai appris qu'être la nana gentille, serviable, sympa, modeste, ne conduit qu'à une chose: c'est vous qu'on emmerde le plus avec des demandes injustifiées parce que c'est vous qui créez le moins de tra la la. Les grandes gueules et les désagréables, on ne les enquiquine pas.


    Merci pour ce thème très intéressant, Corinne. Bises!


    Strudel

    Commentaire n° 20 posté par Princesse strudel le 07/02/2007 à 13h51
    Encore un bon billet Corinne :-) Je m'y reconnais, et à 100 %. Toujours peur de me valoriser alors que je sais que je suis performante ! Zut alors ! Faire comme les hommes ? C'est-à-dire ? Parler fort ? Jouer au lèche-botte ? Traîner à la cafet ? Peux pas. Suis pas un homme, suis une femme !!!
    Commentaire n° 21 posté par Nadine Samuel le 07/02/2007 à 18h23
    Trois pratiques de vos dirigeants qui déstabilisent nos identités encore fragiles... enfin avant que je vous en parle. Après fini!

    1 - Le management piqure de guèpe: il vous attaque exactement sur ce que vous croyéz faire bien ! En s\\\'appuyant sur n\\\'importe quel ragot ! Vous avalez votre "t\\\'as vu patron comme je l\\\'ai bien fait!" parce qu\\\'il faut respirer très fort pour encaisser. Il a gagné coté augmentation. Sauf que maintenant que vous êtes prévenue. Vous êtes prete pour le second round !

    2 - Le management par la culpabilisation: Il vous parle de tout ce que vous n\\\'avez pas fait. Même si c\\\'était impossible ou qu\\\'il ne vous l\\\'avait pas demandé. Un peu d\\\'humour peut retourner la situation. "Restons fidèle à votre principe de réalité..".

    3 - Le management par le mépris ou la mise à l\\\'écart- Rendez vous annulés présentations ajournées.. Faites des demandes par écrit. Les refus seront autant de pièces à produire le jour de l\\\'entretien. A demander avec le n+2, si c\\\'est prévu dans les textes!

    Courage!
    Commentaire n° 22 posté par miekellee le 07/02/2007 à 21h29
    @ Baïlili : qu'est-ce que tu m'as fait rire :- ))
    @ Louis : la voix de la sagesse...
    @ Régine : il existe des arguments pour contrer un patron qui ne veut pas accorder une augmentation de salaire. Si, si. Faut demander à un collègue homme... Lui il s'en sort généralement très bien parce qu'il ne tergiverse pas comme nous... Ou alors lis les témoignages d'AnneSo et de Princess Strudel juste ci-dessous. Merci les filles et bravo ! :-)
    @ Nadine : on ne te demande pas d'être un homme, mais de "jouer" à être comme eux... :-)
    @ Miekellee : voilà trois types de situation qui sentent le vécu :-) Merci pour vos conseils.
    Commentaire n° 23 posté par Corinne le 07/02/2007 à 23h30

    Désolé, 6003 !


    Bonne nuit

    Commentaire n° 24 posté par Louis CHATEL le 08/02/2007 à 00h20

    chez nous on te dit : pas de pb, tu seras augmentée. 20 euros bruts en 2006, ce qui m'a fait passer à la tranche juste au dessus ===> 30 euros nets d'impôts en plus.


    Plus de prime d'intéressement et de participation depuis 2 ans ... bref : 1.525 euros bruts pour un boulot stressant ...


    Ne devenez jamais hotlineuse en info !!

    Commentaire n° 25 posté par kheyliana le 08/02/2007 à 10h08
    Ma foi, c'est bien affreux cette réalité... qui touche là où ca fait mal.

    Moi j'avais un patron qui jouait sur le sentiment copain-copain... horrible. Mais bon, là au lieu de demander une augmentation (je n'y avais pas le droit à cause de mon contrat à l'époque) j'ai appris à dire non.
    Et pas qu'un peu bordel!
    C'est peut être la première étape à faire avant de passer au "j'veux une prime ! j'beux une prime". Mais c'est très formateur comme expérience. Car à présent il a su comprendre mes limites, que j'avais le droit de choisir un boulot plutot qu'un autre et que je ne voulais pas bosser pour lui gratuitement.
    Après fusion avec un gros groupe.... J'ai été transférée dans un autre service, plus dans mes cordes. Là je me suis dit chouette : on va me filer plein de boulot intéressant pour progresser et tout (oui, comme je disais, comme je ne pouvais pas avoir d'augmentation, autant avoir un maximum de références et de compétences)
    Alors j'ai crié haut et fort ce que je savais faire et ce que je pouvais faire... et que dale. Ils ont joué les oreilles de sourds.
    Du coup, j'ai fini mon contrat, j'ai pris mes cliques et mes claques avec le sourire et j'ai monté ma boite freelance !

    Là je peux relever la tête comme une grande et parler à mes clients droit dans les yeux, en les conseillant honnêtement, parce que j'ai trop vite compris que je ne voulais pas ressembler à un manager qui veut tout, tout le temps et tout de suite mais unilatéralement. :)

    Après
    Commentaire n° 26 posté par minimy le 08/02/2007 à 11h45
    @ Louis : tant pis ! :-)
    @ Kheyliana : message compris ! :-)
    @ Minimy : oui, c'est peut-être aussi ça la solution : quitter une boîte de sourds pour mieux se faire entendre ailleurs. Merci pour ton témoignage :-)
    Commentaire n° 27 posté par Corinne le 08/02/2007 à 21h15

    Ben, moi qui croyait être seule à me dévaloriser ! Ca fait plaisir de partager un défaut avec d'autres, mais ça fait aussi peur, car ça ne semble pas simple de résoudre le problème ! J'adhère à la solution de tous les jours : s'astreindre à tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de dire "c'est normal, le boulot que j'ai fait", et présenter les choses un peu mieux.


    Et le patron qui remarque sans arrêt ce qui n'a pas encore été fait, mais ne voit jamais ce qui a avancé ? Tous les jours, je l'ai en face de moi ... . Au lieu d'un petit merci quand on lui signale qu'on a pu préparer des choses pour lui faciliter la vie, on s'entend dire : "Et ça, c'est toujours pas fait ? Allez, vite, au travail ...", comme si on se tournait les pouces ... Sans parler des réflexions du type "Tu as répondu aux e-mails de lundi ?". Alors que lundi matin, j'étais dans le train à 5h du mat pour le rejoindre à Paris... On a beau lui dire, ça recommence chaque jour ! Je vais craquer ! En plus, quand il fait une erreur, il raloche et nous dit : "Faut que vous soyez plus précises". Qui doit se faire soigner, lui ou moi ?

    Commentaire n° 28 posté par Une autre Corinne le 11/02/2007 à 17h26

    Exemple de phrase à ne pas dire, et dont il faut que je me débarrasse absolument : en réunion, lorsque des solutions sont envisagées pour un problème et que je ne les trouvais pas adéquates, combien de fois j'ai sorti : "Euh, je peux dire une connerie ?"
    Réponse : "Vas y, dis la".
    "Eh, bien, si on faisait plutôt comme ci et comme ça, on gagnerait du temps et de l'énergie, non ? Enfin, c'est peut-être une connerie". Réponse : "Euh, c'est pas bête, allez, on fait comme ça !"


    Tout ce que les gens retiennent, c'est le mot connerie, et pas la solution que j'apporte.


    Dévalorisation, quand tu nous tiens ... Et là, j'apprends que mon frère souffre du même syndrome. Serait-ce, comme quelqu'un l'a dit plus haut, ancré dans une culture familiale ?

    Commentaire n° 29 posté par Une autre Corinne le 11/02/2007 à 18h00

    le sens du "sacrifice", trop peu pour moi. Les compliments, ça ne nourit pas son homme (ou sa femme) et j'ai déjà donné. Un patron reste un patron quel qu'il soit et au bout du compte, il faut se battre sans relâche pour obtenir son dû... Maintenant y'en a marre de rester dans l'ombre sous pretexte de tout et n'importe quoi. En attendant, on assiste à la promotion de personnes qui savent certainement mieux y faire que nous mais qui ne le méritent pas plus (et plutôt moins, oui, oui, croyez-moi !) Pour ma part, j'ai mis du temps à réagir, mais maintenant, plus de quartier : on apprend à se connaître avec l'expérience et surtout à croire en soi. Une fois qu'on a sauté "le pas de la rebellion", on se sent beaucoup mieux.


    non Corinne, crois-moi, la dévalorisation n'est pas une "malédiction" comme tu sembles le penser, c'est juste que tu n'as pas encore eu le déclic ou rencontré les bonnes personnes....LA ROUE TOURNE et comme le dit encore ma mère, dans la vie, y'a un temps qui trempe et un qui détrempe....

    Commentaire n° 30 posté par pat le 19/02/2007 à 15h15
    @ Pat : oui tu dois avoir raison. Sauter le pas... nous devons être plusieurs à l'esquisser dans nos pensées, et à reculer au moment où il devrait être fait. Le déclic, dis-tu. La rage peut-être aussi de crier "stop ! maintenant j'y vais, je dis ce que j'ai envie de dire, ou plutôt je fais ce que je n'arrête pas de penser très fort !". En tout cas, je retiens bien fort la phrase de ta mère :-)
    Commentaire n° 31 posté par Corinne le 19/02/2007 à 20h14
    Encore un article très interessant.
    Je ne pense vraiment pas que ce problème soit exclusivement féminin, néanmoins. J'ai rencontré des hommes qui ne s'affirmaient pas et des femmes grandes gueules et pour les hommes timides le problème est le même.
    Une des clés pour être correctement payée est à mon sens de parler d'argent autour de soi, de façon à connaître les salaires des autres.
    Ce ne devrait pas être un tabou, comme trop souvent en France.
    Il est important d'avoir des éléments de  comparaison pour savoir combien demander.
    Il est également important de faire comprendre à son chef que les belles paroles c'est agréable, mais que l'on fait un lien direct entre notre salaire et l'estime dans laquelle la boîte nous tient. Et que la mobilité interne ou externe existe.
    Sans oublier que l'on demande plus à ceux qui sont payé plus...
    Commentaire n° 32 posté par annaig le 19/02/2007 à 20h39

    @ Annaig : Merci pour ton commentaire qui me fait du coup penser à un billet dans lequel j'avais déjà abordé le thème du salaire, un sujet encore bien tabou :  http://toutpourelles.over-blog.com/article-3634551.html 

    Commentaire n° 33 posté par Corinne le 19/02/2007 à 20h56

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