Et si je (re)travaillais ?

Publié le par Corinne

Bébé est devenu grand et vous avez envie (ou besoin) de (re)travailler ? Seulement voilà, vous ne savez pas par quel bout prendre ce marché du travail que vous avez perdu de vue depuis un bout de temps et qui vous inspire peur et méfiance. Alors voici quelques idées qui je l’espère pourront vous aider. 

Soyez motivée. Oui, parce que l’air de rien, sauf grand coup de chance, il en faudra du temps, de l’énergie et parfois aussi de l’argent pour (re)trouver un boulot. Donc si vous y allez en traînant les pieds, c’est plutôt mauvais signe.

Définissez vos envies. Quel métier voulez-vous vraiment faire ? Le même que celui que vous aviez avant de partir en congé de maternité ? En changez complètement ? Vous n’avez jamais travaillé ? Pour les indécis, il existe un outil que je trouve vraiment très bien fait. Il se trouve sur le site de l’Onisep. Vous sélectionnez votre centre d’intérêt préféré (par exemple, vous aimez travailler avec des enfants, enseigner ou soigner), et vous trouverez une liste de métiers avec plein d’infos. Sans oublier le Kap2koi, ce test d’orientation professionnelle, amusant et sans prétention, déjà évoqué ici.

Elargissez votre recherche. Certains métiers, certains secteurs d’activité offrent plus de débouchés que d’autres ou s’ouvrent davantage aux femmes. Ce ne sont pas forcément les plus gratifiants, ni les mieux payés, mais peut-être n’avez-vous pas vraiment le choix. Pour vous faire une idée, voici en tout cas les 15 métiers les plus recherchés en 2006 (et certainement encore en 2007) et toutes les régions de France qui peinent à les recruter. A consulter aussi, le guide pratique « Les métiers de demain » qui sélectionne les 85 métiers les plus porteurs d’ici à 2015 (en vente en librairie à partir du lundi 8 janvier). En tête : les assistantes maternelles et les aides à domicile.

Faites le bilan. Ecrivez sur un papier tout ce que vous savez faire : les compétences et les qualités que vous avez acquises lorsque vous travailliez (si cela a été le cas), celles que vous avez développées en gérant votre famille (les fameux « 100 métiers » des FAF) ou en participant à différentes activités sociales ou associatives. L’exercice n’est pas forcément simple, mais indispensable. Et il vous servira de base pour écrire votre CV.

Posez vos conditions. Voulez-vous travaillez à temps plein, à mi-temps, loin de chez vous, pour quel salaire… ? En même temps, ne soyez pas trop exigeante parce que vous risqueriez de réduire vos chances de trouver un emploi.

Parlez-en à votre mari, à vos enfants s’ils sont en âge de comprendre. Ca m’étonnerait qu’ils soient contre, mais n’oubliez pas qu’ils se sont reposés sur vous pour gérer la maison. Si vous décrochez un job, vous ne pourrez plus tout assumer. Qu’ils en soient conscients, et vous aussi ! Même si dans les faits, c’est encore et toujours la mère qui assume la majorité des tâches ménagères, en plus de son travail…

Ratissez large. Consultez les offres d’emploi dans les journaux, sur les sites d’emplois, les sites des entreprises qui disposent d’une rubrique recrutement, allez dans des forums d’emploi, pensez à l’intérim, parlez de votre recherche à votre entourage, plongez dans votre carnet d’adresses, réseautez…

Vous n’avez aucune qualification ou expérience professionnelle. Et si vous repreniez des études pour obtenir un diplôme ou pourquoi ne pas bénéficier de la VAE ? Je ne vous cache pas que dans chacun de ses deux cas, il vous faudra fournir un important travail personnel, avoir un sacré soutien familial et être hyper motivée.

Ne restez pas seule. Il existe des organismes spécialement faits pour vous remettre le pied à l’étrier, où vous pourrez rencontrer des personnes dans votre cas, partager vos doutes, vos astuces. Profitez-en, ils sont là pour vous. Je les liste ici, même si j’en ai déjà parlé par ailleurs dans ce blog, tout en en rajoutant des nouveaux : l’association Retravailler, les Centres d’information sur les droits des femmes (CIDF), l’AFPA si vous envisagez de vous former, l’ANPE, l’APEC, les maisons de l’emploi, les missions locales, les associations d’aide aux chômeurs cadres ou non cadres (renseignez-vous dans votre mairie pour trouver leurs coordonnées). Glanez aussi des infos dans ma rubrique « Coups de cœur » à droite de ce blog.  

Soyez positive. Au cours de vos démarches, vous passerez par des phases de découragement, d’espoir, d’angoisse ou de stress. C’est normal. Faut pas non plus que votre recherche tourne à l’obsession. Sachez aussi vous vider la tête. Un film, une expo, un livre, une balade en forêt, une promenade en vélo, un jogging après avoir déposé les enfants à l'école, un déjeuner avec votre meilleure amie, un verre sur une terrasse ensoleillée, un bain moussant... tout est bon pour s'aérer l'esprit et mieux repartir après.

Voilà. La prochaine fois, j’aborderai le sujet de la lettre/CV et de l’entretien, pour les mamans qui veulent reprendre un boulot après un break et qui ne savent pas comment le présenter.

Pour écrire cette note, je me suis appuyée sur cet excellent guide, parce que, faut pas croire, je ne sais pas tout... Donc, si vous avez d'autres pistes ou conseils, n'hésitez pas à les partager en laissant un commentaire. Merci pour elles.

Publié dans Elles cherchent

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Corinne 22/01/2007 23:10

Merci Cath ! Que la force soit avec vous :-))Merci Patricia d'avoir relaté ici votre propre expérience. Voilà une belle preuve de tenacité :-)

Cath 20/01/2007 23:00

Bonsoir, Je découvre votre site ce soir et je suis ravie de lire vos articles et de leurs commentaires .Pour ma part , je change d'activité bientôt, apres 2 ans sans activité professsionnelle, 1 an d' activité salariée  pour reprendre confiance en moi, (j'ai + de 50 ans et une santé "faiblarde",).j'ai choisi l'indépendance avec tous les risques que çà comporte : echec, fatigue ,probleme financier,  depression...  mais j'y crois fort... Bravo encore! Vos articles sont toniques....MerciCath

patricia 15/01/2007 16:49

Valérie,  ton expérience ressemble étrangement à celle que j'ai vécu il y maintenant 7 ans. Je m'étais moi aussi complêtement arrêtée de travailler afin de pouvoir me consacrer à ma famille. Ce "break" a duré 7 ans et  le retour à la réalité fût comme un électrochoc. Le circuit professionnel ne voulait visiblement plus de moi et j'avais pourtant travaillé un certain nombre d'années dont 6 dans le secteur de l'immobilier. Je n'était donc pas sans expérience ! J'ai alors pris la décision de partir en formation pendant une année avec l'AFPA pour me remettre un peu d'applomb et surtout pour intégrer une sorte de "réseau" capable de m'aider sur le marché de l'emploi et me soutenir. La mission fût réussie : je retrouvais un job un mois aprés ma sortie. En fait, durant ces formations, tu te remets totalement en question, tu te rends compte aussi que le monde du travail bouge énormément et surtout, tu effectues des stages en entreprise qui peuvent être trés porteurs (ce fût mon cas). C'est peut-être une solution pour réintégrer le circuit. Dans tous les cas, je te souhaite beaucoup de courage et encore bravo pour ces années que tu as donné aux tiens ; ça n'a pas de prix...

Corinne 11/01/2007 21:28

@ Une autre Corinne : merci d'exposer ainsi ton expérience. Le moral en dent de scie, les coups d'accélérateur et les grands coups de frein, je m'y reconnais bien aussi. Oui, c'est difficile et on ne peut finalement compter que sur soi, sur sa volonté. Puiser tout au fond de soi suffisamment de force pour y croire... Pas évident...@ Valérie : merci aussi pour ce témoignage. Oui, vous soulevez là un vrai problème, une ineptie sociale aussi parce que rien n'est envisagé pour les cas comme le vôtre. Si quelqu'un a une solution...

Valérie 11/01/2007 16:27

Je viens d'avoir 40 ans et après un arrêt total d'activité pour me consacrer à plein temps à mes 2 enfants (6 et 11 ans), j'envisage et je recherche depuis 4 mois un 3/4 temps dans le domaine des ressources humaines (j'étais assistante de formation pour adultes dans une grande école de commerce). Je me suis donc inscrite à l'ANPE de ma région et comme je ne suis pas indemnisée, je ne peux prétendre à aucune formation... Je peux bien entendu toujours les financer personnellement (au bas mot, 2000 € pour 4 à 6 mois de formation...). J'ai passé un bilan de compétences, je me suis inscrite dans les agences intérimaires (pour lesquelles je n'ai aucun intérêt puisque je suis loin d'être opérationnelle...), j'ai envoyé des candidatures pour des stages mais rien n'y fait !Que peut espérer une femme qui a arrêté son activité professionnelle pendant une petite décennie afin de privilégier sa vie de famille ? On commence à prendre en compte l'intérêt des seniors sur le marché de l'emploi ; qu'en est-il des femmes-mères qui souhaitent retrouver une activité sociale ? Je suis positive, volontaire mais les barrières sont immenses. Et pourtant, si vous saviez le nombre de fois que l'on m'a complimentée sur mon courage d'avoir préféré mes enfants à une carrière professionnelle bien engagée ; que de fois n'ai-je entendu des louanges sur la qualité de vie que j'offrais à mes enfants...En tout cas, je lis toujours avec beaucoup de plaisir vos articles.