Dessine-moi un patron

Publié le par Corinne

Un recruteur, c'est bien connu, ça réclame toujours le candidat idéal, le fameux mouton à cinq pattes. Et si aujourd'hui, on inversait les rôles ?

A quoi ressemblerait le patron idéal, celui de vos rêves professionnels ? Serait-il un homme ? Une femme ? Quel âge aurait-il(elle) ? Sorti d'une grande école ? Autodidacte ? Un self-made man (ou woman) ? Quelles seraient ses qualités ? Ses défauts ? Aurait-il(elle) des passions en dehors de son travail ?...

Et si vous vous amusiez à esquisser son CV, son portrait ? En toute liberté... Allez, lâchez-vous ! Qui commence ?

Publié dans Elles s'amusent

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Corinne 02/08/2006 06:50

Merci Louis d'être passé par ici et pour ton humour aussi...:-)

Louis CHATEL 01/08/2006 08:29

Un patron ? c'est pas le morceau de papier qui sert de modèle aux couturiers ? On doit pouvoir dessiner ça !
Bon, je sors... (au fait masculin ou féminin ?).
Bonne journée et merci pour tes encouragements !

Juliette 21/07/2006 12:11

Je suis ravie a) d'avoir ramené une lectrice chez Tout pour Elles, à qui je dois quelques unes des miennes b) de l'entendre dire qu'elle me visite "tous les jours" ! Son histoire à l'air d'un conte de fée ! Quant à la "Travailleuse Anonyme", qu'est-ce qu'elle attend pour faire de même ? C'est vrai cependant, qu'on joue à quitte ou double, si ça a marché pour Calpurnia, c'est qu'elle était prête à renoncer à ce job et aussi... qu'elle n'avait pas 3 mois de préavis à se taper avec un patron qui aurait moins bien pris la chose. 

Corinne 21/07/2006 09:22

@ Travailleuse anonyme : oui, je reconnais bien quelques facettes d'un ancien patron avec qui j'ai travaillé, mais je crois bien que tu as décrochée le "pompon"... :-) Bon courage en tout cas !@ Calpurnia, bienvenue chez "Elles" ! Du culot, du cran, c'est ce qui nous manque souvent, à nous les femmes, face à un patron "imbuvable". Bravo à toi d'avoir osé ainsi affronter la "bête" ! Je crois bien qu'on a finalement toutes notre liste "noire", non ? :-)

Calpurnia 20/07/2006 20:30

Je viens de découvrir ton blog via Juliette que je visite tous les jours, et là je ne peux m'empêcher de venir raconter ce qui reste la grande fierté de ma vie, via le patron idéal.
En 1998 j'étais au bord du gouffre financier et j'allais faire un pas en avant. J'avais été licienciée par un avocat célèbre pour ses plaidoiries aux prud'hommes (uniquement dans la défense des salariés, faites ce que je dis et pas ce que je fais). J'avais mes deux filles à charge, et  rien n'allait plus quand tout à coup : l'annonce. A 2 mn de chez moi, parfaitement dans mes cordes. Je me vends, j'ai du boulot.
Le patron imbuvable. Ni "bonjour", ni "au revoir", raccrochant au nez, aboyant après la comptable, perdant tout (c'était de ma faute). Le genre IM-BUVABLE.
J'avais un CDD de 3 mois devant déboucher sur un CDI. Le pauvre bouchon voulait être certain que je ferais l'affaire. Et à la fin de la période d'essai de mon CDD, après 8 nuits d'insomnie, me voila demandant à lui parler.
"Mais Coraline, vous faites TOUT A FAIT L'AFFAIRE, il n'y a pas de soucis". m'a répondu ce brave homme quand je lui ai dit "ma période d'essai se termine ce soir".
Et là j'ai eu le cran, le culot, j'ai osé l'impossible. "Oui mais vous ne faites pas l'affaire du tout, donc je pense que je ne vais pas rester" (A l'époque j'avais le droit de quitter un CDD à la fin de la période d'essai, sans perdre mes droits aux Assedics).
Il est resté muet qq secondes. Lui se protégeait mais il n'avait pensé que l'on pouvait profiter nous aussi de la situation. Comment ? Pourquoi ?
Et là je lui ai tout lâché. Sa grossièreté, son mysoginisme (vous avez eu son assistante ? C'est une CONNE bien sûr, rappelez"), sa manière de parler à la comptable, sa façon impossible d'être scotché à son téléphone portable, son bordel sur le bureau que je devais ranger tous les matins....
Il m'a fait signer mon CDI avec 2 mois d'avance. Ne m'a plus jamais raccroché au nez, a su dire "s'il vous plaît" et "merci" de manière systématique. Quand je raccrochais en lui ayant précisé "de rien" (au "merci", tout le monde me regardait avec des yeux ronds "tu nous l'a changé".
Donc j'ai su un jour dire "désolée, vous ne faites pas l'affaire". Je le souhaite à beaucoup...