Au chômage ? Restez mo-ti-vée !

Publié le par Corinne

Plus facile à dire qu'à faire, me direz-vous ! Parce que quand les semaines filent, puis les mois, et que sa boîte aux lettres ou sa messagerie reste vide, difficile de résister au blues du chômeur. Alors, pour avoir vécu cette situation pendant deux ans et demi, je vous livre quelques trucs qui je l'espère aideront celles (ou ceux) qui sont dans ce cas :

- ne restez pas seule. On peut trouver barbants ou inutiles les ateliers proposés par l'Anpe, y traîner les pieds pour y aller, n'empêche que personnellement, c'est là que mon moral est remonté en flèche. De savoir qu'on n'est pas toute seule dans la même galère, qu'il y a parfois même pire, et qu'on a toutes envie vraiment de s'en sortir, ça booste. Bon, si vraiment l'Anpe vous donne des boutons, vous pouvez vous inscrire à des associations de chômeurs, elles sont indépendantes de l'agence. Et pourquoi ne pas créer votre propre groupe de chercheuses d'emploi ?
- faites le bilan. Il est gratuit pour toutes celles qui sont au chômage, cadres ou pas : c'est le bilan de compétences approfondi via l'Anpe (oui, encore !) ou l'Apec. N'attendez pas forcément qu'on vous le propose pour le passer. Personnellement, j'en ai fait la demande à l'Xème agent qui me recevait. Et quelques jours plus tard, j'étais propulsée dans un groupe de 10 personnes, d'âges, d'expérience et de conditions sociales complétement différents, cornaquées par une super animatrice. Vous pouvez aussi décider de le passer seule avec une consultante, ou alterner groupe et tête-à-tête. Ce bilan (le BCA) dure environ six semaines et il est très revigorant. On échange nos expériences, nos idées, nos carnets d'adresse, on se motive ensemble... De plus - et c'est aussi son objectif premier -, le BCA permet de recentrer ses envies et son projet professionnel, de lmieux se repositionner sur le marché de l'emploi, d'enclencher de nouvelles pistes de recherche. 
- videz-vous la tête. Un film, une expo, un bouquin, une balade en forêt, une promenade en vélo, un jogging après avoir déposé les enfants à l'école, un déjeuner avec sa meilleure amie, un verre sur une terrasse ensoleillée, un bain moussant... tout est bon pour changer d'air, pour s'aérer l'esprit. Bon, je ne vous parle pas de la pause canapé devant "Les feux de l'amour" ou devant "La petite maison dans la prairie", avec la boîte de Kleenex d'un côté et le paquet de gâteaux au chocolat de l'autre !!! J'ai testé. C'est encore pire après.

Bon et vous ? Quels sont vos trucs et astuces pour garder le moral et recharger vos batteries ?

Publié dans Elles s'entraident

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mo 18/01/2007 21:34

je le termine la semaine prochaine mon BCA c'est vrai que ça remotive !!! ça permet de retrouver des horaires à respecter , de dialoguer, de se confier à des tierces personnes !!! ça fait un grand bien !! l'idéal pour se regonfler pour 2007 !!!
sympathique ce blog que je découvre !!

EmilieG 13/06/2006 22:26

Je découvre ce blog de femmes et je l'adore déjà!!!! ;-)
Pour répondre à la question: que faire pour garder le moral en cas de chômage prolongé? Et bien je dirai:
1. Avoir des projets : car se fixer des objectifs personnels, c'est stimulant au quotidien. Personnellement, la création de mon blog m'a boosté. Cela m'a permis d'affirmer mon goût pour l'écriture et la communication (même si je ne suis pas journaliste...mais juste amatrice de mots et d'échanges) et d'avoir cette tâche quotidienne qui me maintient aux vues de toute l'actualité et qui a ouvert mon champ de connaissances.
2. Se tourner vers les autres: je me suis lancée dans le bénévolat et dans mon domaine professionnel en plus (le marketing). J'apprends encore et toujours, j'aide pour mon plus grand plaisir et surtout je ne suis pas isolée et au contraire en contact avec le quotidien professionnel.
3. Relativiser au maximum sa situation et se dire que cette expérience de la vie renforce le caractère et peut être profitable d'une certaine façon.

Corinne 14/06/2006 06:49

Ravie que ce blog te plaise :-) et merci beaucoup pour tes trois astuces anti-déprime ! A bientôt. 

Catherine Sandner 10/06/2006 19:54

Histoire de chômage avec Happy End !
Avant d’y aller de mes conseils éclairés fondés sur quelques 6 mois de chômage intensifs, laissez-moi vous raconte le contexte. Je fais partie de ces cadres qui après 15 ans d’une carrière plutôt brillante et flatteuse pour l’égo, se retrouvent pour la première fois à chercher un job. Je ne m’étais jamais sentie concernée par le chômage, qui dans mon esprit était toujours plus ou moins lié à un manque de compétence ou de motivation. J’avais de solides compétences, une détermination hors du commun, je savais me vendre puisque c’était mon métier, j’abordais donc cette phase avec excitation, sans doute ni angoisse. Je me sentais Champion du Monde… comme le héros du film de Costa Gavras « Le couperet » dans sa première phase. Je pensais que les employeurs allaient me supplier à genoux et se battre pour m’avoir… comme l’actuel patron de Troc de L’Ile devenu très prospère et pourtant toujours traumatisé chez Mireille Dumas par ses 23 mois de chômage. J’étais persuadée que trouver un boulot ne serait qu’une « formalité »… comme ce chef d’entreprise de province en phase de recyclage témoignant dans je ne sais plus quel journal et qui, en désespoir de cause, à fini par créer un logiciel de recherche d’emploi. C’est dire si je n’étais pas préparée psychologique à toutes ces candidatures minutieusement préparées et restées sans réponse, à ces jobs idéaux sur le papier et qu’un recruteur anonyme n’estimait pas faits pour moi… Je me suis retrouvée, moi si combative, zen et positive, insomniaque à me dire que plus jamais je ne trouverais du boulot, que j’allais devenir « pauvre »… Outre cette grande leçon d’humilité, voilà les enseignements que j’ai tiré de cette expérience :
1. Je rejoins Corinne sur le conseil le plus important : ne restez pas seuls. Il y a l’ANPE qui propose d’excellents ateliers menés par des professionnels aguerris, l’APEC bien sûr, mais surtout les Clubs de Cadre où vous êtes entourés de gens qui vivent la même expérience que vous et où vous pouvez avoir un suivi personnalisé très motivant, un vrai soutien psychologique que j’estime déterminant comme antidote au découragement.
2. Chercher un job est quasiment un job à plein temps et il s’agit de le gérer comme tel, de multiplier les opportunités et les angles d’attaque du marché : Sites de recrutement, agences d’Intérim (que la loi autorise à présent de faire du recrutement), cabinets de recrutement, candidatures spontanées, réponses à des annonces et, bien sûr, réseau relationnel.
3. Chaque rendez-vous est bon à prendre et décrocher un job n’en est pas forcément la finalité. Pensez aux amis, à la famille, aux relations, aux prescripteurs, aux anciens collègues ou clients, qui peuvent vous donner des idées, des noms, des conseils… Faire le tour de vos vieux agendas. Chaque échange est aussi une opportunité de tester votre démarche, l’adéquation de la recherche ou du profil par rapport au marché ou au type de jobs recherchés.
4. Enfin, ne prenez pas tous les conseils pour argent comptant. Une fois que vous avez testé votre CV, vos lettres de motivation, votre démarche et que vous vous sentez à l’aise avec, tenez vous-y. Il y a des règles de base partagées par tous à respecter, certes, mais nous ne sommes pas dans une science exacte, et parfois les experts se contredisent. Suivez votre instinct. Certains ont trouvé un job en faisant le contraire de ce qu’on est censés faire !
5. Entretenez votre self-estime, c’est vital, car si vous n’avez pas la bonne attitude, confiante et déterminée, vous ne serez pas choisi, même avec le meilleur CV du monde. Faites du développement personnel, allez chez l’esthéticienne, sortez, faites du sport, trouvez votre truc pour décompresser et garder le moral.
6. Dans le même esprit, ne bradez pas vos compétences. Ce n’est pas en cherchant un boulot sous qualifié ou en baissant vos prétentions salariales que vous trouverez plus facilement. On pourrait penser qu’un employé sur qualifié ou sous payé est une aubaine, mais c’est surtout risqué. L’employeur pensera soit qu’il aura quelqu’un de résigné et de peu motivé, soit de devoir réviser son salaire et ses perspectives à la hausse une fois qu’il se sera rendu indispensable, soit de le perdre quand il se sera refait une santé sur son dos.
Et dites-vous bien qu’il y a, au bout du parcours, un job fait pour vous qui vous attend quelque part, il faut juste le temps de le trouver. La preuve avec le happy-end, de mon histoire, puisque, à travers des candidatures spontanées correspondant mieux à mon profil et à mon parcours atypiques, j’ai finalement eu le choix entre deux employeurs potentiels tous deux déterminés à m’avoir, moi et personne d’autre !

Corinne 11/06/2006 11:03

Merci Catherine pour ton expérience, tes conseils et ce message d'espoir...D'autres astuces àrajouter à celles de Catherine ?