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Le blog Tout pour Elles est destiné aux femmes qui travaillent ou à celles  qui veulent (re)trouver un emploi.

"Tout pour elles" a remporté
le Blog d'Or 2006 grâce à vous
. Encore mille mercis ! 

Son but : mettre en avant des expériences personnelles, des bons plans, des exemples à suivre, des pistes plus ou moins connues mais pas forcément bien utilisées... pour réussir à s'en sortir ou pour mieux vivre sa vie professionnelle. On aborde ici des sujets sérieux (salaire, discrimination, harcèlement, chômage...) et aussi des sujets plus légers, mais avec un seul point commun : le travail. Dans l'idéal, ce blog réunirait une communauté de femmes actives ou non, de tous milieux sociaux, de tous âges, et qui s'entraideraient. Les hommes sont également bienvenus...

Pourquoi ce titre ?
Parce que les femmes ont tout pour elles, tout pour réussir, tout pour s'épanouir, mais parfois elles ne le savent pas ou elles en ont peur. Allez les filles, au boulot !!! :-)

C'est qui l'auteur ?
Je m'appelle Corinne, j'ai 41 ans, je suis journaliste à Paris, spécialisée dans l'emploi et la formation, et maman d'un "petit" garçon de 10 ans. Les femmes, leurs activités et "combats" professionnels m'ont toujours beaucoup intéressé. Pour autant, je ne suis ni une féministe extrémiste, ni une militante acharnée, mais juste une femme qui met son expertise professionnelle aux services des autres, aux femmes en particulier. Pour en savoir plus sur mon parcours et mes envies professionnelles, vous pouvez lire l'interview accordée au Blog emploi challenge. N'hésitez pas à commenter mes billets. Et pour m'écrire directement, c'est ici :
toutpourelles@wanadoo.fr  


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    Samedi 27 mai 2006

    C'est un petit bout de femme, Marie Nowak qui a eu l'idée de créer en 1989 l'Association pour le droit à l'initiative économique. Et quelle idée !!! Permettre à des chômeurs, des Rmistes, des salariés précaires - souvent des femmes ! -, de créer leur petite entreprise ou leur propre emploi. Comment ? En leur prêtant l'argent que les banques leur refusent. Et ça marche ! Depuis sa création, "près de 30 000 entreprises ont été créées générant 40 000 emplois grâce à plus de 37 000 crédits octroyés" (source : le site de l'Adie).

    Un tiers
    des créateurs soutenus par l'Adie sont des femmes. 40 % ont entre 40 et 55 ans. Elles lancent principalement leur activité dans les domaines du commerce et des services. Comme Louisette, 56 ans, Rmiste, qui a monté une boutique de vins en Bourgogne. Ou la jeune Anna, ex-secrétaire commerciale, licenciée économique, qui s'est installée en Charentes-Limousin pour créer une ferme bio. Ou encore Pascale, quinquagénaire fichée à la Banque de France, qui a ouvert un institut de beauté à Paris, Zuhra Djelleb, 51 ans, qui a créé une auto-école dans le quartier sensible de Vaux en Velin près de Lyon, et Chantal, aujourd'hui à la tête d'une épicerie multi-services en Mayenne.

    A noter que 64 % des entreprises créées grâce à l'Adie existent toujours au bout de deux ans. 93,5 % parviennent à rembourser leur prêt. Ce qui devrait rabaisser le caquet aux banquiers "classiques" !

    Intéressée ? N'hésitez pas à frapper aux portes de l'Adie (22 délégations, 110 antennes, partout en France) ou à l'appeler au : 0 800 800 566 (numéro vert gratuit depuis un poste fixe). Plus d'infos sur le site de l'Adie. Au fait, vous avez remarqué : l'Adie, c'est l'anagramme de "aide"... :-)

    Photo : Ulf Andersen/Gamma

    Par Corinne - Publié dans : Elles créent
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    Jeudi 25 mai 2006
    Ici, je vous propose d'évoquer des virages professionnels à 160 degrés, des réorientations réussies ou ratées. J'en connais quelques uns, mais je compte aussi sur vous pour partager les vôtres ou ceux de vos ami(es) en utilisant le lien "Commentaire" ci-dessous.
    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Mardi 23 mai 2006

    Le DIF, c’est le droit individuel à la formation. Cela fait deux ans que ça existe et pourtant peu de salarié(e)s savent de quoi il en retourne. Faut dire aussi que peu d’entreprises communiquent sur le sujet, quant elles ne savent pas elles-même de quoi il en retourne… Pourtant, c’est un droit vraiment important que vous pouvez faire valoir si vous êtes en CDI, en CDD et même en temps partiel (sous certaines conditions).

    Comment ça marche ? C’est très simple.

    Vous avez droit à 20 heures de formation par an, tous frais payés par votre employeur. Vous pouvez les cumuler sur 6 ans, jusqu’à 120 heures maximum. Généralement, vous suivez votre formation en dehors de votre temps de travail sauf si un accord de branche ou de votre entreprise stipule le contraire. Attention : n’attendez pas que votre patron vous en parle, c’est vous qui devez aller le voir. Ecrivez-lui, c’est encore mieux. S’il ne répond pas au bout d’un mois, votre formation est acceptée d’emblée.

    Là où le DIF est vraiment bien, c’est que la formation peut ne pas avoir un rapport avec votre boulot. Vous avez envie de vous perfectionner dans l’enluminure médiévale, les hiéroglyphes, la civilisation mandchoue, le point de croix, la cuisine… ? Vous pouvez en faire la demande à votre patron. Bien sûr, il acceptera plus facilement votre formation si lui aussi y trouve son compte. Mais avec le DIF, il ne peut pas vous dire "non" plus de deux fois de suite. Après, vous êtes prioritaire pour bénéficier d’un congé individuel à la formation, à demander auprès du fameux Fongecif (l'organisme qui financera votre formation). Et là, plus moyen de vous retenir…

    Faut avouer que depuis la mise en place du DIF les salariés (46 % selon la Cegos sur les 3 % qui jusqu’ici ont fait valoir ce droit !!!!) ont plutôt opté pour des formations qui boostent leurs compétences professionnelles. C’est plus sûr…

    Si je vous en parle aussi de ce DIF, c'est que moi-même j'ai fait la demande auprès de mon employeur lors de mon premier entretien d'évaluation. Comme je m'en doutais un peu, j'ai eu droit à des yeux de merlan frit. "Le quoi ?!" Je lui ai donc expliqué, lui ai présenté la formation que je souhaitais suivre, lui ai dit que d'ici quelques jours il recevra une lettre en bonne et due forme pour "officialiser" ma demande, et que s'il refuse... patati et patata (voir plus haut).
    Quelque jours plus tard, je reçois un mail de sa part m'annonçant que finalement, ma formation s'inscrira dans le plan de formation de l'entreprise ! J'avoue que je n'en attendais pas tant... Je pourrai donc continuer à cumuler mes heures de DIF. Youpi !!! Maintenant, j'attends juste encore de savoir à quelle date l'entreprise va bien vouloir que je passe ma formation. Mais je vous assure que je ne lâcherai pas le morceau !

    Par Corinne - Publié dans : Elles se forment
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    Dimanche 21 mai 2006
    Vous cherchez un job et vous galérez sur le marché de l'emploi ? Vous travaillez mais vous n'arrivez pas à progresser à cause de ce foutu "plafond de verre" ? Votre patron reluque trop votre mini-jupe ? Votre job vous comble et tant pis pour votre Jules ? Vous vous demandez comment conciler vie professionnelle et vie privée ?... Vos témoignages, questions, conseils, sont les bienvenus. Lâchez-vous sans complexe en utilisant le lien "Commentaire" ci-dessous.
    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Mardi 16 mai 2006

    Mesdames, vous êtes enceinte d'une fille, vous hésitez sur le choix de son prénom. Réfléchissez bien. Selon une étude (format pdf) très sérieuse, faite par le professeur en sociologie du travail Jean-François Amadieu et basée sur des enquêtes emploi de l'Insee des années 80, le prénom a un "effet sur la destinée professionnelle".

    Extrait : "Les filles de cadres ayant un prénom "bourgeois" ont 50 % de chances en plus de devenir cadres à leur tour que les filles portant des prénoms "populaires". Pour les garçons fils de cadres l'écart est de près de 10 %. Mieux vaut s'appeler (pendant les années étudiées) Valérie et Véronique que Andrée, Simone et Jeanne."

    Viiiiite ! Quels sont aujourd'hui les prénoms "bourgeois" à la mode ????

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Lundi 15 mai 2006

    J'ai lu dans le magazine littéraire "Lire" de mai 2006 une interview fleuve d'Elisabeth Badinter, grande spécialiste des rapports homme-femme. Le titre de l'article met tout de suite dans le bain : "Les femmes retournent à la maison. Pourquoi ?" Cette philosophe que personnellement j'admire beaucoup, constate un phénomène nouveau qu'elle date d'il y cinq à sept ans.

    Extraits : "Des jeunes femmes entre 28 et 35 ans (...) qui ont bac + 5 et qui viennent d'un milieu favorisé socialement, économiquement et culturellement, décident de lâcher leur travail pour faire un enfant, se consacrer à leur mari et à leur famille.(...) Pourquoi ? Certaines parlent du "plafond de verre" : "j'ai beau me déchaîner, je n'arriverai jamais au premier rang car il est réservé aux hommes" (...). Beaucoup de femmes se demandent donc pourquoi elles s'investiraient dans un métier (...). C'est très bien de se dire : "je rentre à la maison afin d'être plus disponible pour mon mari et mes enfants" mais cela ne fait pas diminuer les taux de divorce. De plus, il est extraordinairement dur de réintégrer le marché du travail lorsqu'on l'a lâché (...)." Pour Elisabeth Badinter, "il ne faut à aucun prix lâcher son indépendance économique lorsqu'on est une femme. Si on a la chance d'avoir un travail (et qu'il ne s'agit pas de pousser des wagons au fond de la mine), il faut s'accrocher tant que l'on peut. Le travail et l'argent ne font pas, je le sais, la condition du bonheur. Mais l'indépendance économique évite l'aliénation (...)". A méditer !

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Dimanche 14 mai 2006

    C'est une histoire banale, classique. Divorcée à 40 ans, besoin de retrouver vite fait un travail pour s'en sortir financièrement, deux adolescents à charge, une maison et des crédits à honorer. Problème : elle a quitté l'école sans aucune diplôme, son expérience se limite à quelques années comme ouvrière dans une usine, car elle a préféré rester à la maison pour élever les enfants.

    Question : que mettre sur un CV lorsqu'on est resté en marge du marché du travail ? C'est certainement la question que se posent toutes celles qui veulent retrouver un boulot après une parenthèse familiale. Et puis d'ailleurs, à quel travail peut-on prétendre lorsqu'on n'a aucune qualification, à part devenir femme de ménage ?

    Je l'ai aidée à rédiger son CV. C'est vrai, me suis-je dis naïvement, elle n'a peut-être pas de diplôme, mais elle a des compétences. Après tout, quand on est une maman, on sait ce que cela veut dire "être au four et au moulin" : jongler avec les courses, le ménage, les sorties et les entrées d'école, les devoirs, les repas, le budget, le mari... Pour peu aussi que l'on n'habite pas loin de ses parents ou beaux-parents, qu'on leur rende quelques menus services, que l'on s'investisse dans une association locale... Autant de tâches qui peuvent se valoriser dans un CV. Si, si, croyais-je mordicus. Puisque pour un employeur on n'a rien fait pendant des années (éduquer ses enfants ce n'est pas un boulot, vous savez bien), il faut mettre en avant les compétences que l'on a su développer grâce à toutes ses années soi disant de perdues.

    Lesquelles me demanderez-vous ? Et bien, le sens de l'organisation, l'adaptabilité, la rigueur. Avec ces mots-clés et une lettre de motivation accrocheuse et motivante, cela devrait suffire, pensais-je embalée. Et bien, ma soeur, puisqu'il s'agit d'elle, conditionne aujourd'hui des croissants et autres viennoiseries dans une usine pour à peine le Smic. Qui dit mieux ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Dimanche 14 mai 2006

    Ce livre est une mine d'informations pour - comme son nom l'indique - "les femmes qui travaillent et qui réussissent". L'avantage, c'est qu'il se présente sous forme d'un guide réparti en questions-réponses, 63 en tout.
    On y parle salaire, retour de congé maternité, formation, égalité professionnelle, orientation professionnelle et même de création d'entreprise. On y trouve plein de conseils, des textes officiels, des adresses.
    Il a été écrit par une journaliste et amie, Magali Clausener (Ed. Leduc, 14,90 euros). Son credo : "il existe des lois qui sont là pour lutter contre les discriminations dans le travail, pour faire valoir les droits des femmes dans l'entreprise. N'hésitez pas à les mettre en avant !" Bien dit !

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Samedi 13 mai 2006

    Aujourd’hui, je suis partie à l’assaut des blogs de femmes qui travaillent ou qui cherchent du travail. J’y ai passée l’après-midi ! Spontanément, j’ai d’abord cherché dans le moteur de l’hébergeur de mon propre blog, et en particulier dans la catégorie où je me suis moi-même référencée : Société. 5477 blogs ! Je les ai tous passées en revue. Et ça m’a pris l’après-midi comme vous vous en doutez... Bizarrement, certaines pages de la-dite catégorie ne s’affichaient pas. Faudra que je le signale à Over-blog. J’ai écarté les blogs dont la signification dans le titre ne me disait rien du tout, ceux où l'intro (quand il y en avait une) ne m’inspirait pas vraiment, ceux qui n'étaient que de "simples" CV sans valeur ajoutée (mon blog n'est pas un site emploi) ou encore les blogs camouflés en pub. Donc, voici le fruit - bien maigre - de mes recherches.
    Si par hasard, j’ai raté le blog de certaines d’entre vous, n'hésitez pas à le glisser dans le commentaire. Seule condition : qu’il ait bien sûr un rapport avec le thème de mon propre blog. Merci.
    Bon et la prochaine fois, j’attaque la rubrique « Business-Economie » et ces 5328 blogs. A suivre donc...

    Le journal de super secrétaire. Elle est au chômage, elle fait son auto-promo et elle n'a pas sa langue dans sa poche ! Elle a même écrit à Borloo, le ministre de l'emploi ! Chapeau !
    Le billet de Profette. Elle est prof d'anglais et elle raconte avec beaucoup d'humour ce qui se cache dans son cartable professionnel. Un régal !
    La vie vue par la fourmi. Elle est conseillère à l'emploi à l'Anpe et elle lève le voile sur les coulisses de l'agence. "Une fourmi ouvrière et laborieuse", ses joies, ses peines, ses désillusions...  
    Le quotidien d'une gérante de PME. Elle n'alimente plus son blog depuis avril 2006. Mais son aventure vaut le coup d'être lue. La petite patronne qui a monté sa boîte toute seule, ses coups de blues, ses espoirs... et jusqu'à sa démission. Sniff !

    Par Corinne - Publié dans : Elles font l'actu
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    Samedi 13 mai 2006

    Je vais l'appeler Marcel. Je ne connais ni son âge, ni sa profession. Il m'a envoyé un mail suite à un appel à témoignages que j'avais lancé sur le site pour lequel je travaille. Thème de l'appel : "Vous êtes une femme, vous êtes sujette à une discrimination d'ordre salarial, votre patron est sexiste... Témoignez !" Et voici le message de Marcel. Je vous le confie texto, "fôtes" comprises. Tenez-vous bien... :

    "Avant 1970,il n'y avait pas de chaumage réel. A cet époque, nos mères et nos grands mères s'occupaient de leur foyer et de leurs enfants. Aujourd'hui nous voyons, dans toutes nos agglomérations, des femmes,tôt le matin, le pas pressé, un sac en bandoulière à gauche, un autre à bout de bras à droite, se rendant à "leur travail". La Sécu, la poste, les impôts,etc... sont devenu des sanctuaires privés pour femmes ! Donnons aux femmes qui le souhaitent le droit de rester au foyer pour le bonheur de ses enfants et de notre société, que la caf lui verse un salaire viable pour son indépendance et sa dignité et le problème du chômage sera résolu !" 

    Personnellement, les bras m'en tombent. Je vous laisse réagir...

    Par Corinne - Publié dans : Elles cherchent
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