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Le blog Tout pour Elles est destiné aux femmes qui travaillent ou à celles  qui veulent (re)trouver un emploi.

"Tout pour elles" a remporté
le Blog d'Or 2006 grâce à vous
. Encore mille mercis ! 

Son but : mettre en avant des expériences personnelles, des bons plans, des exemples à suivre, des pistes plus ou moins connues mais pas forcément bien utilisées... pour réussir à s'en sortir ou pour mieux vivre sa vie professionnelle. On aborde ici des sujets sérieux (salaire, discrimination, harcèlement, chômage...) et aussi des sujets plus légers, mais avec un seul point commun : le travail. Dans l'idéal, ce blog réunirait une communauté de femmes actives ou non, de tous milieux sociaux, de tous âges, et qui s'entraideraient. Les hommes sont également bienvenus...

Pourquoi ce titre ?
Parce que les femmes ont tout pour elles, tout pour réussir, tout pour s'épanouir, mais parfois elles ne le savent pas ou elles en ont peur. Allez les filles, au boulot !!! :-)

C'est qui l'auteur ?
Je m'appelle Corinne, j'ai 41 ans, je suis journaliste à Paris, spécialisée dans l'emploi et la formation, et maman d'un "petit" garçon de 10 ans. Les femmes, leurs activités et "combats" professionnels m'ont toujours beaucoup intéressé. Pour autant, je ne suis ni une féministe extrémiste, ni une militante acharnée, mais juste une femme qui met son expertise professionnelle aux services des autres, aux femmes en particulier. Pour en savoir plus sur mon parcours et mes envies professionnelles, vous pouvez lire l'interview accordée au Blog emploi challenge. N'hésitez pas à commenter mes billets. Et pour m'écrire directement, c'est ici :
toutpourelles@wanadoo.fr  


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    Jeudi 13 juillet 2006

    Elles parcourent actuellement le monde pour promouvoir les talents de femmes de leur âge. Quelle belle initiative !

    Sandra Reinflet de Saumur et Uki Séphériades de Paris se sont rencontrées sur les bancs de l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers. De leur personnalité, de leur connivence et de leurs expériences communes dans des ONG a germé l’idée de mettre en valeur des projets "positifs" picorés ça et là sur la planète. Leur association "81 femmes" est née dans la foulée.

    Pourquoi des femmes ? "Parce que ce sont elles qui portent l’avenir de cette planète".

    Pourquoi de 25 ans ? "Parce que c’est l’âge transitoire auquel on considère les femmes comme des adultes à part entière".

    Pourquoi 81 ? "Parce que c’est notre année de naissance !"

    Simple, non ?

    Vous pouvez suivre leur périple et lire les portraits de jeunes femmes déjà rencontrées sur le site 81femmes.org. Vous pouvez même y créer votre blog pour promouvoir votre propre projet "positif".

    A leur retour, en 2007, les deux jeunes femmes comptent écrire un livre, donner des conférences, lancer des débats, dans des mairies, des écoles… Sûr qu’on entendra encore parler d’elles !

    Par Corinne - Publié dans : Elles font l'actu
    Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
    Dimanche 9 juillet 2006

    La quoi ?! La V-A -E ! La validation des acquis de l'expérience. Un dispositif créé en 2002, qui permet de convertir un savoir-faire de trois ans appris sur  "le tas" dans une entreprise ou dans une association, en diplôme, titre ou certification professionnelle. A l'époque, la VAE avait suscité beaucoup d'espoir, en particulier pour les personnes les plus en difficultés sur le marché du travail. Depuis, le soufflet est un peu retombé. Parce que s'engager dans une démarche de VAE, c'est long, complexe et coûteux : de 70 à 2 000 euros ! Décourageant au possible, surtout pour les personnes non qualifiées, le public cible de la VAE ! 

    Conséquence : beaucoup de candidats abandonnent en cours de route. Si ce n'est déjà avant d'avoir vraiment commencé. Sur les 70 000 personnes qui en 2004 se sont juste renseignées sur la démarche, la moitié a renoncé à aller plus loin. Les obstinés ont une chance sur deux de décrocher le fameux sésame. Les principaux diplômes visés sont le CAP/BEP (quatre candidats sur dix) et le Bac+2. 3 % tentent un diplôme de niveau Bac+5 ou plus (Cereq, Bref n°230, mai 2006). Dernier chiffre : en 2004, 20 452 personnes ont remporté un parchemin. Le ministère de l'Emploi espère qu'elles seront 60 000 en 2006 grâce au "plan VAE" présenté en juin dernier. Principales mesures : simplifier le plus possible le dossier de candidature, et surtout rendre la démarche gratuite pour les demandeurs d'emploi - indemnisés ou non indemnisés par les Assedic - dans l'espoir d'en diplômer 20 000 d'ici fin 2007.

    Bon, me direz-vous et les femmes dans tout ça ?

    J'y viens. Toujours selon le ministère de l'Emploi, les femmes sont les plus nombreuses à vouloir profiter du dispositif. 60 % s'informent sur la VAE et 67 % posent leur candidature. Elles visent en particulier les diplômes relevant de l'Education nationale, des ministères de l'Emploi et surtout, à 99 % des Affaires sociales. Tout simplement, parce que les premiers diplômes ouverts à la VAE concernaient des métiers très féminisés comme les aides à domicile ou les aides-soignantes. Les femmes concernées se sont engouffrées dans la brèche, se servant de la VAE pour faire reconnaître leur métier, difficile et très mal valorisé, et aussi pour réclamer une augmentation de salaire. Car dans un pays où règne la suprématie du diplôme, la VAE vaut son pesant d'or.

    Si ce dispositif vous intéresse, je vous conseille de vous rendre sur le site du Centre Inffo.

    Si vous êtes salarié, des infos sont à glaner ici.

    Si vous êtes demandeur d'emploi, faites un tour par .

    Pour connaître l'expérience de candidats qui ont fait la démarche, lisez ceci (format pdf).

    Sachez aussi qu'un site gouvernemental verra le jour en octobre, baptisé tout simplement vae.fr

    Enfin, si vous-même avez passé une VAE, n'hésitez pas à partager votre expérience en cliquant sur le lien "Commentaire" ci-dessous.

    Par Corinne - Publié dans : Elles se forment
    Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
    Jeudi 6 juillet 2006

    Chose promise, chose tenue ! Je me suis donc rendue jeudi dernier au café-littéraire d’Accenture , organisée par le réseau des femmes cadres du cabinet, Accent sur Elles. Que vous raconter de ce rendez-vous 100 % femmes ?

    D’abord, il n’y avait pas foule. Normal, m’a-t-on expliqué: difficile de solliciter des jeunes diplômées en pleine période de stage. Elles n’étaient donc qu’une petite dizaine, à s’être déplacées. Un brin intimidées face à leurs aînées arrivées au top de l’entreprise en jouant des coudes. Un brin effarouchées aussi, car je n’ai même pas eu le temps de recueillir leurs impressions qu’elles s’étaient déjà toutes volatilisées à la fin de ce rendez-vous. Dommage…

    Bon, cela serait mentir que de vous dire que ces deux heures ne m’ont pas plu. Se retrouver ainsi entre femmes pour évoquer sans concession nos atouts, nos faiblesses, nos erreurs professionnels, ça fait vraiment du bien. Qui plus est avec la consultante et chercheuse Juliette Ghiulamila, auteur avec Pascale Levet de l'excellent livre "De l'égalité à la diversité : les hommes, les femmes et les entreprises".

    Mais soyons clair. Accenture, à travers ce genre d’initiative, prêche d’abord pour sa paroisse. Le discours est rodé. Postulez et travaillez dans ce cabinet, c’est

  • - avoir des chances de crever le plafond de verre,
  • - ne pas être considérée comme une extra-terrestre lorsqu’on demande un 4/5ème,
  • - revenir sereinement de son congé de maternité,
  • - bénéficier d’un coach pour devenir manager,
  • - pouvoir être repérée comme un haut potentiel entre 28 et 33 ans, et non pas entre 30 et 40 ans comme c’est le cas ailleurs, une période où généralement les femmes préfèrent lever le pied,
  • - etc, etc, etc.
  •  
    En même temps, elles ont bien conscience de servir aussi parfois de faire-valoir, ou de devoir essuyer des piques masculines, du style : « Elle a eu le poste parce que c’est une femme ! ». Politique de quotas oblige… Mais bon, elles assument et se serrent les coudes. Et il faut croire que leur lobbying porte ses fruits. Alors, convaincues ?


    Pour rappel : le prochain café-littéraire d'Accenture/Accent sur Elles aura lieu cet automne. Pour s'inscrire, contacter Céline Ricoce à celine.ricoce@accenture.com

  • Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Lundi 3 juillet 2006

    Si, je vous l'assure : David Vincent avait raison. Les envahisseurs sont parmi nous.

    En hiver, ils se mêlent à la foule. Méconnaissables. Mais l'été, leur camouflage ne leur est d'aucun secours.

    Je les rencontre tous les jours. Et vous aussi... Soyez vigilants. On les voit déambuler dans la rue, surtout en plein soleil, une oreillette vissée à la tête, un attaché-case à la main. Ils aiment parfois se mettre en équilibre sur une trottinette ou rester debout dans le métro bondé, des lunettes noires sur le nez. Dans le train, ils se calent toujours près d'une vitre brûlante pour faire un sudoku, lire L'Equipe ou Le Monde. A peine quelques gouttes de sueurs perlent-elles sur leur front. Histoire de nous faire croire à de la concentration...

    Leur signe distinctif ? Non, ce n'est pas leur petit auriculaire rigide, mais leur costume-cravate ! J'ai découvert qu'ils se font appeler « les cadres ». Leur vaisseau-mère - virtuel bien sûr - se nomme même l'APEC... Engoncés dans leur veste bien coupée, serrés dans leur pantalon à plis, ne faisant qu'un avec leur chemise, étranglés par leur cravate assortie à leurs chaussettes (ou le contraire), ils restent stoïques sous les 35/40 degrés. Ce-qui-n'est-pas-humainement-possible !!!


    Alors ? Vous aussi, vous les avez vus, n'est-ce pas ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'amusent
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    Jeudi 29 juin 2006

    Un recruteur, c'est bien connu, ça réclame toujours le candidat idéal, le fameux mouton à cinq pattes. Et si aujourd'hui, on inversait les rôles ?

    A quoi ressemblerait le patron idéal, celui de vos rêves professionnels ? Serait-il un homme ? Une femme ? Quel âge aurait-il(elle) ? Sorti d'une grande école ? Autodidacte ? Un self-made man (ou woman) ? Quelles seraient ses qualités ? Ses défauts ? Aurait-il(elle) des passions en dehors de son travail ?...

    Et si vous vous amusiez à esquisser son CV, son portrait ? En toute liberté... Allez, lâchez-vous ! Qui commence ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'amusent
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    Lundi 26 juin 2006

    Non, ce n'est pas le titre d'un film porno (bien que ?). Cette accroche provocatrice fait partie des nombreuses expressions sexuelles et sexistes lancées aux femmes sur leur lieu de travail ou même à celles qui cherchent à se faire recruter.

    Voici un petit florilège d'expériences découvert sur le site de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (Avtf).

    - Une ingénieure informatique se présente à un entretien d'embauche. Elle s'entend dire par le recruteur agitant une pile de curriculum vitae :
    - "Bien entendu, vous n'êtes pas la seule candidate... Etes-vous disponible ? ... Il va vous falloir un petit plus..."

    - Une secrétaire arrive à la fin de sa période d'essai. Son patron s'approche de son poste de travail et lui met les mains sur les épaules :
    - "L'essai n'est pas particulièrement concluant, mais on peut s'arranger. D'ailleurs, dans votre situation, ces années de chômage, un enfant, vous n'avez pas tellement le choix" !

    - Une journaliste (je vous assure que ce n'est pas moi !) est convoquée par le rédacteur en chef :
    - "Il est bon votre article, vous avez du talent. C'est la première fois que je dis ça à une stagiaire. C'est décidé, je vous mets en orbite. Je vous invite à dîner pour fêter ça".
    Elle décline l'invitation. Quelques jours plus tard, le patron entre dans son bureau :
    - "C'est nul ce torchon, vous allez me refaire ça vite fait. Attention ma jolie, quelques coups de téléphone et ta belle carrière s'arrête là".

    - Une femme de ménage nettoie les bureaux tard le soir. Le contremaître, arrivant par surprise alors qu'elle passe l'aspirateur, la pousse dans un coin et tente de la déshabiller.


    L'Avtf est la seule structure spécialisée dans la prévention et le traitement des violences au travail en France. Elle est d’ailleurs à l'origine des lois françaises relatives au harcèlement sexuel. Si vous avez un jour affaire à un collègue ou un patron sexiste et que vous ne savez pas comment vous en sortir, n’hésitez pas à contacter l’Avft : 01 45 84 24 24. Un numéro à glisser dans votre répertoire au cas où… !

    Personnellement, je n’ai jamais eu affaire à ce genre de comportement, et vous ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Vendredi 23 juin 2006

    Vous êtes étudiante ou fraîchement diplômée d'une école d'ingénieurs ou de commerce ? Alors, vous intéressez le cabinet de conseil Accenture. Cette société cherche à recruter des jeunes femmes parce qu’elle part du principe que « la mixité est un gage de valeur ajoutée pour la réussite de ses projets ». Et ce n’est pas des paroles en l’air.

    Les femmes ont véritablement leur place et leur mot à dire dans ce cabinet d’origine américaine (ce qui explique peut-être cela). Toutes les initiatives qui peuvent favoriser leur progression aux postes à responsabilité sont fortement encouragées. D’où la création en 2004 d’un réseau interne de femmes cadres (plus de 550 !) baptisé Accent sur Elles. Depuis sa mise en place, ce réseau a incité le cabinet à se fixer l’objectif de recruter 30 % de femmes sur les 450 candidatures qu’il reçoit par an. Le taux de pourcentage des femmes dirigeantes est passé de 0 % il y a cinq ans à 9 %. Entre temps, deux femmes ont été nommées au Comité de direction français de la société et 150 femmes managers ont bénéficié de séances de coaching pour renforcer leur leadership.


    Dernière initiative : le lancement de cafés littéraires au cours desquels le réseau invite de futures et jeunes diplômées – Grandes Ecoles et universités - à rencontrer des collaboratrices du cabinet dans l’espoir de les voir rejoindre la société. Elles étaient ainsi une centaine en mars dernier à se réunir autour d’un café et du livre d’Annie et Sandra Batlle "Le bal des dirigeantes" (Ed. d’Organisation). Au programme : gestion de carrière, équilibre vie professionnelle-vie privée, métiers du conseil... La prochaine rencontre se déroulera le 29 juin à Paris sur le thème "les inégalités hommes/femmes sur le marché du travail".

     

    Renseignements pris, les inscriptions sont (déjà !) closes. La formule étant victime de son succès... Mais notez d'ores et déjà dans vos agendas que les prochaines auront lieu cet automne et au printemps 2007.

    Une belle initiative qui m'incite d'ailleurs à glisser de ce pas le réseau Accent sur Elles dans mes coups de coeur. Justifié, non ?


    Dernière minute - Dernière minute - Dernière minute - Dernière minute - Dernière...
    Privilège de journaliste, Accenture et le réseau Accent sur elles m'invitent à boire la tasse jeudi 29 juin. L'occasion de voir de l'intérieur ce "wonderful women world" :-). A bientôt pour un petit compte-rendu.

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Lundi 19 juin 2006

    Une équipe britannique de l’University College de Londres a démontré que les mamans professionnellement actives sont moins obèses que les mères au foyer et les mères célibataires qui ont rarement travaillé.

    Sur une cohorte de 2 600 anglaises nées en 1946 et suivies médicalement tout au long de leur vie, il ressort que "38 % des femmes au foyer sont trop grosses alors que c'est le cas de seulement 23 % des femmes qui ont une profession, des enfants et un mari.". Mieux encore : ces dernières sont bien moins malades que leurs consoeurs. Et cela quelque soit la classe sociale dont sont issues toutes ces femmes.

    Conclusion des chercheurs : les femmes peuvent tout mener de front : une carrière, un vie en couple, des enfants. C’est même excellent pour leur santé !

    Alors, si un jour votre mère (toujours inquiète), votre belle-mère (jalouse) ou votre amie (mal intentionnée), vous affirme qu’à force d’être une femme 3 en 1 -job+mari+enfants-, vous allez forcément y laisser des plumes, agitez-lui cette étude sous les yeux. Ca lui clouera le bec !

    Source : Anne McMunn, Mel Bartley, Rebecca Hardy and Diana Kuh : Life course social roles and women's health in mid-life : causation or seleciton ? J. Epidemiol. Community Health, jun 2006.

    Par Corinne - Publié dans : Elles travaillent
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    Samedi 17 juin 2006

    Comment se former lorsqu’on est une personne handicapée, notamment une femme et mère, peu ou non qualifiée ? Comment faire lorsque la maladie est trop invalidante pour rejoindre un centre de formation, ou que ce dernier est trop éloigné du domicile et que l’on n’a pas les moyens de s'y rendre, ou que les contraintes familiales ne permettent pas de suivre une formation tous les jours ?

    Ces difficultés très fréquentes chez les femmes handicapées ont donné naissance à un dispositif peu connu et dont j'ai envie de vous parler. Il s'appelle : "Se qualifier hors les murs". De quoi s’agit-il ?

    L’objectif est de permettre à ces femmes de suivre une formation qualifiante en alternance sans qu’elles aient forcément besoin de sortir de chez elles. Un ordinateur, une connexion Internet, un encadrement technique, un formateur côté pédagogique, un tuteur côté entreprise, beaucoup de volonté aussi... Et au bout, la possibilité de décrocher un diplôme pour devenir secrétaire comptable, agent administratif d’entreprise, agent d’accueil touristique…

    Et ça marche ! Lancé en 2002 à titre expérimental, le dispositif a convaincu 216 personnes handicapées dont 60% de femmes. Il continue aujourd'hui à se développer dans la France entière

    Je pense vraiment que c'est un beau dispositif, à saisir pour progresser.

    Pour en savoir plus (témoignages, dossier de candidature, intitulés des formations, contacts…), rendez-vous sur le site Se qualifier hors les murs. Le programme est soutenu par le Fond social Européen et en France, par l’Adapt.

    Par Corinne - Publié dans : Elles se forment
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    Mercredi 14 juin 2006

    On le sait toutes, lors d’un entretien, le recruteur a parfois la fâcheuse manie de vouloir connaître votre vie privée, surtout si dans votre CV, vous n’avez pas mis votre situation familiale, votre âge ou le nombre d’enfants, bref tous ces détails que vous n’êtes absolument pas tenues de signaler.

    Partant du principe :

    63 % des cadres interrogés par l'Apec considèrent que le fait d'être une femme sans enfant nuit à son recrutement. 
    Source : Apec, 2006


    a)
    qu’une jeune femme va avoir des enfants, donc va partir en congé de maternité, donc causer beaucoup de soucis d’organisation et au retour, ô malheur, demander à aménager son temps de travail,
    ou
    b) qu’une maman, c’est rarement disponible avant 8 heures et après 18 heures, ça reste à la maison au moindre bobo du dernier, ça quitte précipitamment l’entreprise dès que l’école appelle parce que l'aîné à des maux de ventre,

    l’objectif du recruteur est de :
    1) détectez si vous désirez bientôt avoir des enfants lorsque vous n'en avez pas,
    2) repérer si vous êtes du genre « organisée » et épisodiquement, si vous comptez encore agrandir votre descendance.

    Voici donc les façons directes ou indirectes qu’ont les recruteurs de tâter le terrain :
    - "Vous êtes mariée ?". Variante : "Madame ? Mademoiselle ?"
    - "Vos enfants vont encore à l'école ?"
    - "Tiens, je vois sur votre CV, que vous n’avez pas d’enfants. En voulez-vous ?"
    - "Qu’est-ce qui est le plus important pour vous : le travail ou la famille ?"
    - "Je suppose que vous avez quelqu’un pour garder vos enfants…"

    Si vous estimez qu'il va un peu trop loin, essayez ces quelques parades :

    - faites l’étonnée, sans paraître pour autant choquée ou agressive. Zen donc, sûre de vous, les yeux dans les yeux : "Pouvez-vous m’expliquer le rapport entre votre question et mes compétences professionnelles ?"
    - mentez. D’accord, sous le feu des questions, ce n’est peut-être pas simple. Oui, mais sachez que rien ne l’interdit. Comment un recruteur peut-il vérifier que vous n’avez pas recours à une nounou ?
    - biaisez. "Pour l'instant, je n'ai pas d'enfant, mais un jour viendra où j'en aurai sûrement."
    - jouez franc jeu. "Oui j'ai des enfants, mais si j'ai choisi de postuler à ce poste, c'est que je sais comment m'organiser pour l'assumer !"

    Pour trouver d’autres ripostes, je vous renvoie vers l'excellent livre "Femmes : tous les conseils pour réussir vos entretiens d’embauche" de Céline Manceau et Laurence Merland. Il vient tout juste de sortir aux éditions L’Express.

    Et vous ? Avez-vous déjà été en présence d'un recruteur indiscret ? Comment avez-vous réagi ?

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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