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Le blog Tout pour Elles est destiné aux femmes qui travaillent ou à celles  qui veulent (re)trouver un emploi.

"Tout pour elles" a remporté
le Blog d'Or 2006 grâce à vous
. Encore mille mercis ! 

Son but : mettre en avant des expériences personnelles, des bons plans, des exemples à suivre, des pistes plus ou moins connues mais pas forcément bien utilisées... pour réussir à s'en sortir ou pour mieux vivre sa vie professionnelle. On aborde ici des sujets sérieux (salaire, discrimination, harcèlement, chômage...) et aussi des sujets plus légers, mais avec un seul point commun : le travail. Dans l'idéal, ce blog réunirait une communauté de femmes actives ou non, de tous milieux sociaux, de tous âges, et qui s'entraideraient. Les hommes sont également bienvenus...

Pourquoi ce titre ?
Parce que les femmes ont tout pour elles, tout pour réussir, tout pour s'épanouir, mais parfois elles ne le savent pas ou elles en ont peur. Allez les filles, au boulot !!! :-)

C'est qui l'auteur ?
Je m'appelle Corinne, j'ai 41 ans, je suis journaliste à Paris, spécialisée dans l'emploi et la formation, et maman d'un "petit" garçon de 10 ans. Les femmes, leurs activités et "combats" professionnels m'ont toujours beaucoup intéressé. Pour autant, je ne suis ni une féministe extrémiste, ni une militante acharnée, mais juste une femme qui met son expertise professionnelle aux services des autres, aux femmes en particulier. Pour en savoir plus sur mon parcours et mes envies professionnelles, vous pouvez lire l'interview accordée au Blog emploi challenge. N'hésitez pas à commenter mes billets. Et pour m'écrire directement, c'est ici :
toutpourelles@wanadoo.fr  


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    Mercredi 6 décembre 2006

    Des mollets aussi durs que les piliers du Golden Gate Bridge, neuf heures de décalage horaire à rattraper, une valise à défaire, des cadeaux à distribuer et des souvenirs pleins la tête... I'm back ! Vous aviez raison : j'ai adoré ces quelques jours là-bas. Etonnante, belle, calme, colorée, San Francisco est exactement ce qu'il me fallait pour me ressourcer. D'autant plus que la ville brillait sous un soleil insolent alors qu'à l'est du pays, New York grelottait sous la neige.

    Pour les impressions, anecdotes, coups de blues, coups de coeur, photos, videos, sons... je vous renvoie sur le blog dédié à ce séjour et alimenté régulièrement par mes compagnons de voyage, Alain, Ludovic et Nicolas, notre photographe attitré. Merci d'ailleurs pour vos commentaires, avec une mention toute spéciale à Bruno.

    J'avoue que la langueur de la ville ne m'a pas incitée à poster beaucoup. Mais n'étais-je pas allée aussi loin « juste » pour en profiter ? Pas de montre, pas de contraintes, pas de planning... Je me suis laissée porter (merci Michèle !) par les rues en dos d'ânes mais sans grimper Lombard Street, écarquillant les yeux à chaque nouvelle maison victorienne (ah, les painted ladies), à chaque bâtiment un tant soit peu haut et original (ah, les Twin Peaks, le City Hall, la Coït Tower), flânant dans le quartier italien, respirant les effluves de Chinatown et de Haight, prenant le soleil au bord du Pacifique où je surpris même quelques dauphins. Et puis, j'ai aussi laissé mes empreintes sur le magnifique « pont orange », gaspillé quelques dollars dans les boutiques de Union Square et serré les poings à la vue des nombreux sans abris de Market Street.

    Sans oublier la douceur de ce thé au jasmin servi au Japanese Tea Garden, accompagné de friandises salées et sucrées, dont l'une renfermait le mot suivant : « You are heading for à land of sunshine ». Un beau présage, non ? :-)
    Par Corinne - Publié dans : Elles s'amusent
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    Mercredi 29 novembre 2006

    Ca y est. Ma valise est bouclée. La batterie de mon camescope est « full ». J’ai des piles de rechange pour mon appareil photo. J’ai mon carnet de notes. Mon passeport… Où il est mon passeport ????... Aaaahhh, le voilàààà…. ! San Francisco n’a qu’à bien se tenir. La blogueuse d’or arrive !

    Je vais enfin consommer ce Blog d’Or que vous m’avez décerné en août dernier. Pour ceux qui auraient raté cette aventure - qui n’en finit pas de rebondir -, tout est résumé là.

    Pour les curieux : non, Grand homme ne vient pas avec moi. Et qui garderait Petit homme pendant ce temps ? L’emmènerait à l’école ? Lui préparerait ses repas ? Superviserait ses devoirs ? Lui lirait une histoire le soir… ? Hein ? Qui ? Et bien Grand Homme, comme souvent d'ailleurs... T’inquiète pas, chéri, le frigo est plein et le repassage est fait.

    De toute façon, le voyage n’est prévu que pour les quatre gagnants qui avaient chacun concouru dans une catégorie différente : Zazon (vidéo), Michèle (perso - Thierry son mari lui a laissé sa place), Benoît (podcast) et moi (blog d'or). Nous serons accompagnés par deux journalistes belges : Ludovic du Journal Le Soir, et Alain de Bel RTL, les médias organisateurs du concours. En fait, on sera trois filles et trois garçons : la parité est respectée !

    Le programme est le suivant : une excursion dans la Silicon Valley, avec peut-être une visite dans le Saint des saints Google, une promenade en trolleybus, une visite en bateau de la Baie. On nous remettra aussi une carte de réduction pour dévaliser les fameux magasins Macy’s. Et à disposition, une voiture de location genre mini-bus pour découvrir le coin.

    Le départ est prévu jeudi matin le 30 novembre de Bruxelles. Ce qui m'oblige à partir aujourd'hui de Paris pour rejoindre la Belgique. Retour mardi matin le 5 décembre. 6 jours, 4 nuits. Court, mais intense, je le sens. Aurais-je le temps de vous envoyer une carte postale virtuelle ? Surpriiiise :-) Allez, zou, j'y vais !

    « C’est une maison bleue adossée à la colline, on y vient à pied, on ne frappe pas, ceux qui vivent là, ont jeté la clé… San Francisco s'embrume, San Francisco s'allume... lalalala...»

    Merci à Jimini pour la photo.

    Dernière minute : pendant que Corinne s'offre une journée à Bruxelles en attendant de prendre l'avion demain matin, je relaie l'info suivante reçue par Ludovic de Bel RTL. Un blog a été ouvert pour suivre les aventures californiennes des gagnants. Voici l'adresse : http://blog.lesoir.be/frisco/ On pourra ainsi tous voyager en temps réel avec eux... Signé : Grand homme.

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'amusent
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    Jeudi 23 novembre 2006

    J’étais assise dans ma voiture, coincée dans les embouteillages comme tous les matins, la radio en sourdine, lorsque j’ai brusquement pris conscience que c’était le seul moment de la journée où je me retrouvais seule. Je veux dire "physiquement" seule. Comme coupée du monde. Dans un espace-temps contraint et unique. D’autant plus précieux qu’il ne remplace pas le temps donné aux autres, que je ne le vole à personne. Une bulle bien opportune, idéale pour... tiens... échafauder de nouvelles envies, de nouveaux désirs, se projeter un peu dans le futurEt devinez ce que je fais dans ma bulle ?

    Et bien je pense :

    - à mon petit homme à qui j’aurais dû glisser un BN de plus dans son sac d’école parce qu’il n’a pas mangé grand-chose au petit déjeuner,
    - à mon grand homme qui ne me relance plus pour les vacances et tiens, c’est plutôt curieux ça,
    - à ma sœur qu’il faudrait que j’appelle et pourquoi je repousse toujours ?,
    - à ces deux conférences de presse très intéressantes et "où se déroulent-elles déjà ?",
    - à ce tas de linge que je n’ai toujours pas repasser et faudra bien que j’y passe,
    - à cette facture qui doit traîner près du téléphone ou alors est-ce sous la pile du courrier ?,
    - à ce que je vais bien pouvoir faire pour le dîner ce soir et ne pas oublier de passer prendre le pain...
    Bref, j’ai l’impression de penser à tout, sauf à moi.

    Est-ce le propre des femmes (des hommes ?) de cogiter ainsi sans cesse en évitant l’essenti-elle ? Comment se connecte-ton vraiment à soi sans être parasité par mille et uns détails professionnels ou familiaux ? Si quelqu’un à la réponse...

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'entraident
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    Mardi 21 novembre 2006

    Suite au petit jeu lancé la semaine dernière sur ce blog, voici un résumé de vos réponses. Hors petits cafouillages techniques, vous avez été à ce jour 46 à répondre (dont 3 hommes et moi-même), mais seuls 39 commentaires sont vraiment exploitables. Qu'en ressort-il ?

    Rares sont ceux qui font le métier de leur rêve (hors propre boss) : 5 sur 39. Là vous allez totalement à l'encontre d'un sondage qui affirmait en mai dernier que près de 50 % des salariés avaient choisi leur métier par vocation. Faudra que vous m'expliquiez...

    Cinq d'entre vous travaillent dans leur ville préférée, les autres aimeraient plutôt une ville dans le sud de la France, si possible près de la mer ou tant qu'à faire à l'étranger (Asie, Amérique du nord).

    Pour aller à votre travail, vous utilisez en majorité la voiture. L'une d'entre vous s'y rend même parfois en bateau (Fred de Suède) ou en roller (Ariane), parfois en vélo. Votre pièce préférée dans votre entreprise est votre bureau qui se trouve généralement au rez-de-chaussée ou le salon lorsque vous travaillez chez vous. Sur votre bureau, on trouve une photo d'un proche, une plante verte ou une petite peluche. Votre ordinateur est un Dell, votre agenda est noir, quelques Palm aussi. La pause déjeuner est variée. Vous raffolez des sushis, mais aussi des pâtes, des soupes, des poissons et des salades. Et vous êtes aussi très dessert... Lorsque vous faites un tour à la cafet, c'est pour ingurgiter un thé, un café ou un Coca light.

    Votre chef est généralement « à l'écoute », plutôt souple et vous l'aimez pour « son humanité ». Par contre, côté défaut, vous balancez pas mal : il est arriviste, opportuniste, égocentrique, débordé, de mauvaise foi, caractériel, distant, exigeant, méprisant et j'en passe.

    Au sujet de votre compétence professionnelle, vous vous considérez plutôt comme réactif, organisé, adaptable, efficace, diplomate, polyvalente, avec un esprit d'analyse et fiable. Si vous deviez démissionner, ce serait par ennui, par manque d'évolution, pour suivre votre conjoint, pour créer votre entreprise, pour un meilleur salaire ou parce que vous seriez victime d'un harcèlement. Vous seriez prêts à sortir vos griffes pour défendre l'égalité salariale, pour être mieux reconnue. Mention spéciale à Ariane qui cite l'emploi des personnes handicapées.

    Et si vous étiez vous-même chef de votre boîte ? Alors là les idées fusent, sans doute liées à une frustration dans votre propre travail : organiser des moments de rencontres conviviaux entre collègues, favoriser le dialogue constructif et la concertation (à ne pas confondre avec la réunionite), ouvrir une crèche d'entreprise, un service de concierge, une salle de sport, virer les incompétents, récompenser à leur juste valeur les plus motivés, augmenter les salaires, et surtout... ne pas se prendre au sérieux !

    Encore merci à tous pour vos très intéressantes réponses, pas si anodines que cela finalement...

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'amusent
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    Mercredi 15 novembre 2006

    Ca vous dit un petit jeu ? Histoire de décompresser un peu ? C’est tout simple. Répondez aux questions suivantes et publiez vos réponses. Il n’y a rien à gagner, juste le plaisir de partager. Et puis, cela me permettra aussi de mieux vous connaître. Parce que c’est fou ce qu’un petit jeu, même anodin, peut révéler sur un joueur. Petite précision : toutes les questions ont un rapport avec le travail. Forcément ! J Pour ceux qui n’ont pas d’emploi, place à vos envies ! Qui se lance ?

    1. Le métier que je rêverais de faire ?

    2. Le métier que je fais ?

    3. La ville où j’aimerais travailler ?

    4. La ville où je travaille ?

    5. Mon moyen de transport pour aller au bureau ?

    6. La pièce préférée dans mon entreprise ?

    7. Mon bureau, à quel étage ?

    8. Un objet fétiche placé sur mon bureau ?

    9. La marque de mon ordinateur ?

    10. La couleur de mon agenda ?

    11. Mon plat favori à la pause déjeuner ?

    12. Ma boisson préférée à la cafet ?

    13. La qualité principale de mon (ma) chef ?

    14. Et son défaut ?

    15. Ma (ou mon) collègue la (le) plus sympa ?

    16. Celui avec lequel (laquelle) j’ai du mal à m’entendre ?

    17. Ma principale compétence professionnelle ?

    18. La raison de ma démission (si cela devait arriver) ?

    19. La valeur ou la mesure professionnelle pour laquelle je serais prête à me battre ?

    20. La première décision que je prendrais si j’étais le chef de ma boîte ?

    Précision de dernière minute : Ce questionnaire, c'est du 100 % "Tout pour Elles - Corinne". Donc si vous désirez le mettre sur votre blog, pas de problème. Mais soyez gentil de préciser qui en est l'auteur... Merci !

    Par Corinne - Publié dans : Elles s'amusent
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    Vendredi 10 novembre 2006

    Je savais que c’était un monde d’hommes, plutôt aisés, pas loin ou carrément à la retraite. Un cercle d’initiés, plutôt fermé, aux dents longues et au portefeuille garni. Mais j’ai découvert que les femmes commençaient aussi à y percer, des femmes entre 30 et 58 ans, plutôt actives professionnellement, prêtes à jouer leurs économies sur un coup de cœur, là où leurs homologues masculins pratiquent le coup de pocker.

    Mais quiiii ? Mais quoiâââ ? Mais les femmes business angels ! Ces femmes qui investissent financièrement dans le projet d’une entreprise parce qu’elles estiment qu’il va marcher. Et qui bien sûr espèrent en retirer une plus value quelques années plus tard. A moins de tout perdre. C’est le risque.

    Pour l’instant, ces FBA ne sont pas bien nombreuses : 3 % sur toute la France, une soixantaine dans le réseau parisien Femmes Business Angels, créé en 2003 par une consultante internationale indépendante, Béatrice Jauffrineau, chargée de les « recruter ». Et ses arguments tiennent la route : « Vous avez une bonne expérience professionnelle, vous plafonnez dans votre entreprise, vous vous y ennuyez peut-être. En devenant une business angels, vous voilà valorisées, on vous écoute, vous conseillez des entrepreneurs. Vous pouvez aussi intégrer rapidement un conseil d’administration et vous retrouvez à un poste de décision. Ce sont des années de gagnées par rapport à votre évolution de carrière classique... »

    De l’autre côté, les porteurs de projet ont tout à gagner à ce que ces femmes s’intéressent à eux. Parce que là où les business angels hommes préfèrent se laisser séduire par des gadgets électroniques, leurs homologues femmes s’intéressent plutôt aux produits et services du "quotidien" qu’elles seraient elles-mêmes susceptibles d’acheter. Le réseau FBA a ainsi investi dans des entreprises créatrices de produits pour la déco faciles d’utilisation, de logiciels éducatifs pour les jeunes, de cosmétiques éthiques, dans un centre de loisirs et même dans une crèche pour chiens !

    Et les résultats sont là. En deux ans et demi, ce réseau a reçu et analysé plus de 400 dossiers déposés par de futurs créateurs et créatrices d’entreprise. Il en a sélectionné 95 et en a co-financé 14, dont six portés par des femmes. A l’heure actuelle, toutes les entreprises dans lesquelles les adhérentes du réseau ont investi (ticket minimum 20 000 euros !) se développent bien. 150 emplois ont été créés ou maintenus. 700 autres devraient voir le jour d'ici trois ans. Pas mal, non ?

    Si éventuellement, vous avez envie d’en savoir plus, et pourquoi pas tester votre "vocation", Béatrice Jauffrineau organise une soirée "portes ouvertes" le 30 novembre à Paris. Tous les renseignements sont sur le site du réseau FBA.

    Par Corinne - Publié dans : Elles créent
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    Samedi 4 novembre 2006

    Vous avez envie de savoir à quoi je ressemble ? De connaître le son de ma voix ? La couleur de mes yeux ? Mais surtout.. surtout... de m'entendre parler de mon blog ? Et bien cliquez ici. J'espère que vous n'allez pas être décus... Encore merci à Nicolas Jouandet qui a réalisé ce podcast pour le site Pointblog.com Merci aussi à Fabrice.

     

    Par Corinne - Publié dans : Elles font l'actu
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    Mercredi 1 novembre 2006

    Je ne connaissais cette association que de nom et j'ai profité de cette remise de prix pour aller la voir d'un peu plus près. Et bien je n'ai pas été déçue.

    Femmes 3000 récompense depuis huit ans "les femmes françaises établies à l'étranger, reconnues pour leur esprit d'entreprise, leur dynamise, leur ouverture, leur créativité et leur contribution à la promotion de la femme et au rayonnement de la France." Cela ne pouvait que me plaire.

    C'est donc sous les volumineux lustres des salons du Sénat à Paris qu'a eu lieu la cérémonie vendredi dernier. Rien que du beau monde : des sénateurs  (Messieurs Poncelet et Guerry), des politiques (comme M. Loos, ministre de l'Industrie), des diplomates, des ambassadeurs. Manquait plus que les rochers Ferrero. Je plaisante ! Mais pour la provinciale que je suis restée, c'était plutôt impressionnant. D'autant que je me suis retrouvée un peu perdue au milieu des smokings, des robes longues, des bijoux scintillants et des parfums capiteux. Glups ! Je sortais du boulot, je vous laisse donc imaginer à quoi je ressemblais.

    De plus, entre les "Chaaarles, venez il faut que je vous présente" et "Anne-Liiiiiise, pouvez-vous nous prendre en photo avec Jean-Edouaaaard ?", je me suis demandée mille fois ce que je faisais là. Le Ricard à la mangue ("c'est tout nouveau, Madame, vous allez adoooré !") m'a donné un peu de courage. Et je ne regrette pas d'être restée.

    Parce que j'ai rencontré des femmes fantastiques, engagées, volontaires. Je vous renvoie vers le site de l'association pour les découvrir sinon on va encore me reprocher de faire trop long. Mais je tiens tout de même à saluer non pas une lauréate, mais une nominée, Isabelle Le Stang.

    Ce petit bout de femme de 36 ans, originaire de Bretagne, ex-psychologue du travail, a tout plaqué à 24 ans pour rejoindre la communauté des Apôtres de la Paix à Lyon. Deux ans après, là voilà nommée missionnaire au Mexique sans même en connaître la langue. Epaulée par une infirmière Maria Guadalupe, elle recueille depuis 10 ans des orphelins qui ont grandi dans la rue. Isabelle est aujourd'hui la mère de substitution de 25 mexicains entre 2 et 18 ans.

    Son histoire en a touché plus d'un dans le public. Venue spécialement de Mexico, habillée en mariachi, Isabelle a illuminé cette soirée par sa modestie et sa douceur. Une étoile parmi les strass et les paillettes. Et par chance, j'étais assise juste à côté d'elle. Je vous laisse imaginer la suite...


    Décembre 2006. Depuis cette note, un article sur mon blog est paru dans le trimestriel Femmes 3000 (je cite "le magazine des femmes du troisième millénaire"). Voici l'article qui illustrait (avec d'autres) un dossier sur les femmes qui créent pour les femmes. Merci à Christiane Degrain.

     

    Par Corinne - Publié dans : Elles font l'actu
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    Mercredi 25 octobre 2006

    Il cible les femmes "modernes, actives et cultivées entre 25-40 ans, celles qui ont gagné tous les combats, qui travaillent et pour qui l'homme n'est plus un adversaire. Celles qui sont affranchies, veulent s'informer, sont soucieuses d'elles-mêmes, ouvertes sur les autres et curieuses de ce qui se passe dans le monde." C’est ce qu’annonçait dans la presse Axel Ganz le concepteur de Jasmin, un tout nouvel hebdomadaire féminin. Aaahh, enfin du neuf, de l’intelligent, de l’informatif, pensais-je.

    J’ai donc attendu sa sortie dans les kiosques avec une pointe d’impatience et de curiosité. Et bien les filles, quelle déception ! Rien que de voir la couverture avec le titre Mode&accessoires, j’ai déjà failli le reposer sur son présentoir. Mais je lui ai laissé une seconde chance. Je n’aurais pas dû, il faut toujours suivre son instinct. Dans le sommaire : la photo d’une femme en tablier en train d’éplucher des oignons le sourire aux lèvres et une mannequin emmitouflée dans ce qui est présenté comme la "mode classe affaires" ! Non, ce n’est pas possible ?! Allez, je m’obstine et je continue à feuilleter. Une double page avec Marylin nue, une double page sur le couple Royal-Hollande, quelques actualités (viol, infanticide, ovules…), encore du people, plus de 30 pages ( !) de pub-mode-beauté-déco, les incontournables mots fléchés-sudoku-numérologie-astro… Bon, je m’arrête là parce que je m’énerve. C’est en gros un mixte entre Femme Actuelle et Elle, mais en pire !

    Cela fait plus de 20 ans qu’il n’y a pas eu d’hebdomadaire féminin en France. Et bien, je ne crois pas que celui-là restera dans les annales. Je pense même que le mag pour nous les femmes reste à créer. Allez qui me suis ? :-)
    Par Corinne - Publié dans : Elles font l'actu
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    Dimanche 22 octobre 2006

    Juste ce message pour vous dire que je soutiens Stéphanie Gonier, cette jeune maman de 35 ans, responsable marketing de Nissan, licenciée du jour au lendemain pour "faute grave". Son crime : n’avoir pas accepté un poste moins équivalent en termes d’intérêts et responsabilités à celui qu’elle occupait avant sa maternité.

    Placardisée, elle décide en 2004 d’attaquer Nissan aux prud’hommes. Mais elle apprend que son dossier ne sera examiné qu’en février 2007.

    Révoltée, elle ouvre un blog début 2006 pour y raconter toute son histoire. Nissan contre-attaque. Aux dernières nouvelles, Stéphanie est condamnée à verser 1 euro à la société, 500 au DRH et 100 aux six salariés qui se disent diffamés.

    La presse française et même étrangère s'empare de l'histoire. Son blog est toujours ouvert. C’est ici : Maman chez Nissan, parité bafouée. Elle espère qu'il "servira à toutes les mamans qui sont ou seront susceptibles un jour d'être dans mon cas".

    Courage Stéphanie !

    Par Corinne - Publié dans : Elles font l'actu
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